Gif - BB Show 1967 - Générique
amie et productrice de Brigitte
Elle est touchante, mais aussi lunatique comme peut l'être une enfant. Ses amis sont navrés parce qu'ils savent à quel point elle est seule. Mais ils savent aussi qu'elle est elle-même à l'origine de cette solitude. Elle n'a jamais appris à garder un amant, un ami, un domestique ou un époux.
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Les dents longues |
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Les Dates de sorties dans le monde |
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Le Titre du film dans le monde |
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Fiche technique |
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Distribution |
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Synopsis |
> Sur le web:
- tout sur le film sur imdb (en anglais)
- infos sur le film sur wikipedia français
Caricature Brigitte Bardot
par Jean-Marc Borot
>> voir son blog leboblogaboro
Vadim et BB : le poète slave créa la femme et le scandale
article publié sur varmatin.com
le 17 juillet 2010
Il était slave, avait l’âme d’un poète, cultivait un petit air romantique qui faisait chavirer les femmes. Vadim Plémiannikov était l’assistant du réalisateur Marc Allégret qui, désireux de tourner « Les Lauriers sont coupés », avait remarqué une jolie petite sur la couverture du magazine « Elle ». Brigitte Bardot, qui rêvait alors de devenir danseuse étoile, avait présenté quelques modèles pour faire plaisir à une amie de sa mère. Elle apparaissait sur la photo avec un petit col claudine « fraîche comme un rhume de cœur ».
Mais encore fallait-il qu’elle fût capable de jouer certaines scènes. Roger Vadim fut donc chargé de lui donner la réplique pour un bout d’essai. Les yeux dans les yeux, ils dirent leur texte avec conviction et ce séducteur un rien mélancolique fit immédiatement rêver cette gamine qui découvrait le monde avec de grands yeux étonnés. Un coup de foudre réciproque, comme dans les romans.
Nous sommes en 1950. Il a 22 ans, elle à peine 16 et, à l’époque, certaines choses ne se font vraiment pas. Ils passent pourtant des vacances paradisiaques du côté de Saint-Tropez mais les parents Bardot s’opposent à un mariage si précoce. Ils attendront les 18 ans de Brigitte pour se marier, sans le moins du monde heurter les esprits, du côté de Passy le 20 décembre 1952. La légende raconte que BB fit une tentative de suicide par le gaz afin d’emporter l’adhésion de ses parents pour cette union.
Les feux de l’amour
Mais ces noces bien sages seront bientôt effacées dans l’inconscient collectif par le tournage sulfureux de « Et Dieu… créa la femme » en 1956. La toute jeune épouse de Vadim va devenir sous les feux de la caméra une créature satanique, dansant le mambo avec une sensualité propre à damner tous les puceaux du monde. Les frères de Colmont qui ont « fait » Saint-Tropez – l’un à la tête du célèbre Club 55 à Pampelonne, l’autre en veillant sur les non moins prestigieuses Caves du Roy – m’ont confié s’être cachés pour jouer les voyeurs lors de ce tournage inoubliable.
Ils furent nombreux, en effet, les ados de Saint-Tropez à jouer les paparazzi avant l’heure, histoire de voir ces jambes qui n’en finissaient plus. A tenter de percer le mystère de Juliette, l’héroïne insouciante et impertinente du film de Vadim. Face à elle, cet acteur au charme fou, à l’œil infiniment subtil, Jean-Louis Trintignant. Dans le film, on demandait à BB de se comporter comme une amoureuse. De la vie, de l’amour, des plaisirs. Elle aima Trintignant. Et ce second coup de foudre signa la fin de l’histoire Vadim. Les deux époux restèrent amis cependant. Brigitte tournera quelques années plus tard « La bride sur le cou » sous la direction de Vadim. Cette bride qu’il eût aimé sans doute pouvoir tenir afin que sa première épouse (il en eut six) lui restât fidèle. Mais c’était bien mal connaître Brigitte…
Nicole LAFFONT
Bardot critique « la famille du cinéma »
article publié sur voici.fr
le 1er mars 2011
L’hommage unanime du cinéma français à Annie Girardot a déclenché la colère de Brigitte Bardot. Elle reproche à la profession d’avoir abandonné celle qui était son amie…
Aux paroles, Brigitte Bardot aurait préféré des actes. L’annonce hier du décès d’Annie Girardot a entraîné une litanie d’hommages issus de ce que l’on a coutume d’appeler la famille du cinéma français. Des témoignages unanimes d’affection et d’admiration qui ont soulevé l’indignation de Brigitte Bardot. Non pas que Bardot estime que les hommages n’étaient pas mérités, bien au contraire. Ce qu’elle dénonce, c’est l’hypocrisie du cinéma français. Selon elle, beaucoup célèbrent aujourd’hui le souvenir d’Annie Girardot alors qu’ils l’avaient complètement oubliée, d’autant plus depuis que son état se dégradait continuellement à cause de la maladie d’Alzheimer.
« Après la mort de Maria Schneider, qui m’a déjà rendue si triste, c’est comme si on m’avait enfoncé un nouveau clou dans le cœur. J’avais pour elle une infinie tendresse, s’est émue BB dans Le Parisien. Ma santé m’empêchait de la visiter mais mon secrétaire, Franck, lui apportait mes petits mots qu’on lui lisait…. Annie qui a été une actrice très importante, a été oubliée par cette famille, entre guillemets, du cinéma… Cette famille-là, qu’elle aille se faire f***** ! Ce n’est pas une famille. Ces gens l’ont laissée tomber. » Un coup de gueule partagé par le journaliste Henry-Jean Servat qui a dressé à peu près le même constat.
« La Nouvelle Vague n'a jamais voulu faire travailler Annie Girardot, jamais ! Alors maintenant on vient me dire qu'elle était bonne actrice ? Elle n'a jamais eu d'hommage au César, jamais on n'a célébré Annie Girardot ! , s’est-il indigné hier sur le plateau de C à vous. Aujourd’hui quand on vient me dire qu’elle était une fille formidable… Elle était dans une maison, solitaire. Je sais qui prenait des nouvelles d’elle : Delon, Hossein et Bardot […]. Alors quand j’entends la profession qui sanglote sur Annie Girardot alors qu’elle l’a laissée crever […], je trouve ça inimaginable. »
C.G.