Canalblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
brigitte bardot
Publicité
NAVIGUATION
BRIGITTE BARDOT

Bienvenue sur ce blog consacré à
Brigitte Bardot

mannequin
actrice
chanteuse
activiste

 
"J'ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes
et maintenant je donne ma sagesse
et mon expérience aux animaux.
"
(phrase prononcée en 1986 lors de sa vente aux enchères)

24 septembre 2022

Madame Figaro 23/09/2022

2022-09-23-Madame_Figaro-cover  Madame Figaro
n°1987
en supplément du Figaro Week-end du 23 et 24 septembre 2022

pays: France
disponible le 23 septembre 2022
Madame Figaro est un magazine supplément hebdomadaire du quotidien Le Figaro - l'édition du week-end paraît chaque vendredi.
Article intérieur de 8 pages
sur Julia De Nunez (actrice qui va interpréter Brigitte Bardot dans la série biopic)

- sommaire -
2022-09-23-Madame_Figaro-p21 

- article -
2022-09-23-Madame_Figaro-p116  2022-09-23-Madame_Figaro-p117 
2022-09-23-Madame_Figaro-p118  2022-09-23-Madame_Figaro-p119 
2022-09-23-Madame_Figaro-p120  2022-09-23-Madame_Figaro-p121 
2022-09-23-Madame_Figaro-p122  2022-09-23-Madame_Figaro-p123   


Grâce, photogénie, liberté… Julie de Nunez, l'inconnue qui va incarner Brigitte Bardot
> Par Marion Géliot ; en ligne sur madame.lefigaro.fr/span> 

Pour nous, la jeune actrice se glisse dans la peau de ses modèles, à commencer par Bardot, qu'elle incarne dans une minisérie événement.

Julie_De_Nunez-2022-09-23-Madame_Le_Figaro-1-1 
Julia en Brigitte Bardot. Troublante...
Photos Thiemo Sander / Réalisation Julie Gillet

Et Dieu… créa Julia de Nunez. Son nom est encore inconnu du public mais sa moue boudeuse, sa blondeur solaire et son regard profond rappellent l'un des visages le plus célèbre du monde, celui de Brigitte Bardot. Pour sa ressemblance physique, mais pas seulement, l'actrice de 22 ans a été choisie pour incarner l'icône dans Bardot, la minisérie événement de France 2, signée par Danièle Thompson et son fils, Christopher.

Les réalisateurs se souviennent que, parmi les dizaines de comédiennes auditionnées pour le rôle, Julia s'est imposée immédiatement : grâce, photogénie, liberté et instinct de jeu. Une nature. «Pour incarner Brigitte Bardot, de ses 15 à ses 26 ans, nous recherchions une actrice capable d'illustrer son évolution, c'est-à-dire une adolescente mignonne se muant soudainement en femme fatale d'un genre inédit», note la cinéaste.

Le jeu fait partie de sa vie

Née en 2000 d'un père argentin et d'une mère française, Julia de Nunez a grandi à Paris et mené une existence au rythme des 1001 métiers de son père. Depuis toujours, le jeu fait partie de sa vie. Petite, elle montait des spectacles avec sa cousine ; adolescente, elle s'inventait des personnages avec des amis et animait une radio amateur. Mais c'est après son baccalauréat et une année en lettres décevante qu'elle décide de se lancer pour de bon dans le théâtre et le cinéma. Ses films de références ? Ceux de Jacques Demy et surtout la collection des Doinel de François Truffaut. Les Quatre Cents Coups, Baisers volés, Domicile conjugal et L'Amour en fuite sont des incontournables, qu'elle regarde au moins une fois par an.

Au sujet de sa jeune actrice, Christopher Thompson souligne : «Il peut y avoir quelque chose d'écrasant dans l'idée d'interpréter un personnage réel, vivant et mythique comme l'est Bardot, mais Julia a toujours semblé ne pas s'en préoccuper. Elle a simplement accepté d'incarner une jeune femme libre, amoureuse, mais traquée. C'est en jouant qu'elle s'est échappée du modèle.» Convaincue de répondre à un casting pour un court-métrage étudiant, Julia, alors élève à l'école de théâtre Périmony, à Paris, raconte qu'elle a passé ses premiers essais – et le premier casting de sa vie ! – sans pression.

Ce n'est que plus tard qu'elle a réalisé l'ampleur du rôle et du projet. De Bardot, Julia connaissait les films emblématiques, mais son regard restait celui du grand public. Et ce n'est qu'en découvrant le scénario de la série qu'elle est entrée dans l'intimité du sex-symbol. Comme son intention et celle des réalisateurs n'était pas d'imiter Brigitte Bardot mais d'en chercher une juste incarnation, elle a vite cessé de se plonger dans les archives et préféré se glisser dans sa peau grâce à un travail corporel. Elle a ainsi pris des cours de danse classique (Bardot était danseuse de formation), mais aussi de mambo et de flamenco. Le charme a très rapidement opéré sur le plateau, et Julia admet s'être laissée envahir par les drames de B. B. «Je me suis beaucoup investie dans cette aventure, et il est arrivé un moment où je ne parvenais plus à prendre du recul. En faisant exister les émotions de Bardot, elles devenaient sincères», se souvient-elle.

«Ce rôle a mis de l'ordre dans ma vie»

Curieusement, elle confie qu'il n'a pas été difficile de se détacher de son personnage. Brigitte Bardot l'a quittée sans crier gare lors d'une des dernières scènes tournées en compagnie de Victor Belmondo (qui interprète Roger Vadim). Depuis, Julia de Nunez s'est débarrassée des tics B. B. qu'elle avait accumulés malgré elle et s'est coupé les cheveux au carré pour s'en éloigner radicalement. Elle analyse aujourd'hui que jouer Bardot, une femme complexe, instable et hypersensible, qui raisonnait avec sa propre personnalité, lui a permis de prendre du recul : «C'est bizarre, mais ce rôle a mis de l'ordre dans ma vie. Son instabilité m'a conduit à rassembler un peu mes idées. C'est comme si j'avais suivi une espèce d'analyse qui fait du bien.»

La tête sur les épaules, la jeune femme veut désormais continuer sa formation théâtrale. Elle ne sait pas encore si la caméra va lui manquer, mais elle compte prendre son temps. La notoriété ne l'effraie pas plus que ça : «J'ai l'impression que nous vivons une époque où la célébrité se choisit. N'importe quel inconnu peut être connu, même s'il n'exerce aucun métier en vue. Et quand je pense à des actrices discrètes, à l'image de Catherine Deneuve, je trouve ce mystère élégant.» Ne saisissant pas l'intérêt de dévoiler sa vie au grand public, elle a gardé son compte Instagram verrouillé. Une discrétion qui peut évoquer celle de l'icône recluse à La Madrague depuis le début des années 1970… Une dernière question : Julia de Nunez a-t-elle rencontré Brigitte Bardot ? «Je sais qu'elle a écrit à Danièle (Thompson, NDLR) pour lui assurer sa confiance, tout en remarquant que tout ça était bien loin d'elle. Par élégance et parce que je pense que je le regretterai si je ne le faisais pas, j'envisage de lui écrire pour la remercier.»

Bardot, de Danièle et Christopher Thompson, avec Julia de Nunez, Victor Belmondo, Géraldine Pailhas, Hippolyte Girardot, Yvan Attal, Anne Le Ny, Louis-Do de Lencquesaing… Prochainement sur France 2.


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text Madame Figaro.

Publicité
27 mars 2021

Novembre 1952 - Brigitte Bardot mannequin pour ELLE

Pour fêter les 7 ans du magazine Elle, Brigitte Bardot est à l'honneur en faisant (pour la cinquième fois) la couverture du magazine.


- Elle, France, n°363, du 10 novembre 1952 -

1952-11-ELLE_sitting-BB_en_chemisier-mag_ELLE-1952-11-10-n363  


Dans les pages intérieures du magazine, Brigitte présente une robe de soirée rose, une création de Madeleine De Rauch; photographiée par Jean Chevalier.

1952-11-ELLE_sitting-BB_en_robe_de_rauch_par_chevalier-1 
1952-11-ELLE_sitting-BB_en_chemisier-mag_ELLE-1952-11-10-page 


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.

5 avril 2021

1963, Portraits en studio par Sam Lévin - Séance Noeud Noir

Portraits en studio de Brigitte Bardot dans le studio parisien
du photographe Sam Lévin - en 1963


Séance Bandeau à Noeud Noir dans les cheveux


1963-studio-par_levin-sitting13-coiffure_noeud-010-1b 
1963-studio-par_levin-sitting13-coiffure_noeud-010-1  1963-studio-par_levin-sitting13-coiffure_noeud-011-2 
1963-studio-par_levin-sitting13-coiffure_noeud-011-1 


- Magazine -

FilmSki Svet, 03/1967 - YOUGOSLAVIE

1963-studio-par_levin-sitting13-coiffure_noeud-mag-1967-03-filmski-yougoslavie 


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.

27 mars 2021

12/1952 - Brigitte Bardot par Kazan pour ELLE

Séance de Brigitte Bardot par le photographe Lionel Kazan
pour le magazine Elle, en décembre 1952.

1952-12-ELLE_sitting-BB_robe_rouge-010-by_lionel_kazan-1 


L'une des photos de la séance fera la couverture deux ans plus tard
- Elle, France, n°423, du 18 janvier 1954 -

1952-12-ELLE_sitting-BB_robe_rouge-par_lionel_kazan-mag-1954-01-18-ELLE 


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.
s

19 février 2021

1951 - Brigitte Bardot mannequin pour la haute couture

Brigitte Bardot présente des robes de soirée par de grands créateurs français
Photographies de mode de George Saad - en 1951


Robe Robert Piguet - collection printemps / été 1951

1951-mode-BB_par_georges_saad-robe_robert_piguet-collection_pe-1 


Robe créateur inconnu

1951-mode-BB_par_georges_saad-010-1 


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.

Publicité
20 janvier 2021

Colinot trousse chemise - Scène 04 - photos

L'Histoire très bonne et très joyeuse
de Colinot trousse-chemise

Photos


Arabelle (Brigitte Bardot) et son chevalier (Laurent Vergez)

1973-colinot-BB_robe_doree-010-1  


Colinot (Francis Huster), Arabelle (Brigitte Bardot)
et le vagabond (Francis Blanche)

1973-colinot-BB_robe_doree-020-1 


Arabelle (Brigitte Bardot)

1973-colinot-BB_robe_doree-030-1 
1973-colinot-BB_robe_doree-030-2 


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.

1 juin 2020

Paris-Match, Hors Série - Secrets d'Amour - 05/2020

2020-05-14-paris_match-hors_serie_10-france Paris Match
Hors Série
Collection " A la Une" n°10
Secrets d'Amour

pays: France
paru le 14/05/2020
Mois de Mai 2020
prix: 7,50 €
article de 6 pages sur la liaison Gainsbourg - BB
> sur le web: article sur  parismatch.com

> Sommaire du magazine
pm-126821352_o 

> Visuel
20200523_181055  20200523_181108  20200523_181118 

reproduction de l'article du "Paris Match" du 24/02/2011

22 septembre 2014

A la Tv - Soirée Brigitte Bardot

gif_tv_zapMardi 23 septembre 2014
France 2
Soirée Brigitte Bardot

* * * * * * * * * * 

Documentaire:/Magazine - Un Jour, Une Histoire - à 20h45
Année: 2014
Présenté par Laurent Delahousse

bb_unjourunehistoire-br-preview  
Résumé: Avec ses tenues minimalistes et sa nature insoumise, Brigitte Bardot a bouleversé l'image de la femme. Sa retraite artistique volontaire, à seulement 38 ans, pour défendre les bébés phoques, y a également contribué. Portrait d'une femme aujourd'hui controversée, qui n'a cessé d'entretenir avec son image un rapport d'amour et de haine.
Documentaire suivi d'une interview exclusive et sans tabou de BB à la Madrague.

* * * * * * * * * *  

Film - Et Dieu créa la femme  - à 22h30
Année: 1956
Réalisé et écrit par Roger Vadim
Distribution:  Brigitte Bardot (Juliette Hardy), Jean-Louis Trintignant (Michel Tardieu), Christian Marquand (Antoine Tardieu), Curd Jürgens (Eric Carradine), Jane Marken (madame Morin), Jean Tissier (Vigier-Lefranc), Isabelle Corey (Lucienne), Jacqueline Ventura (madame Vigier-Lefranc)... 
bb_et_dieu
Résumé: Sortie de l'orphelinat où elle a grandi, Juliette, 18 ans, tient, à Saint-Tropez, la librairie des Morin, ses parents adoptifs. Jeune fille à la beauté provocante, elle suscite le désir des hommes, en particulier celui d'Eric Carradine, le propriétaire d'une boîte de nuit très en vogue. Mais Juliette est amoureuse d'Antoine Tardieu, qui exploite un petit chantier naval. C'est pourtant son frère, Michel, qu'elle épouse par dépit. Toutefois, elle devient la maîtresse d'Antoine. Michel découvre la trahison de sa femme et a une altercation plus qu'orageuse avec son frère. En proie à une terrible crise de jalousie, il rejoint Juliette dans la discothèque de Carradine et la gifle violemment en public...

11 juillet 2010

TV - 50min inside Bardot Gainsbourg

gif_tv_zapSamedi 10 juillet 2010 à 18:50 - TF1
Divertissement People - 50 min inside

Sujet: Bardot Gainsbourg, une histoire d'amour passionnelle
Durée
: 10 minutes
Présenté par: Nikos Aliagas et Sandrine Quétier

 Voir l'émission >> sur le sitede tf1.fr

 

Résumé: Elle était la plus belle femme du monde, et lui, un auteur à succès complexé par son physique. En 1967 Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg vont pourtant vivre une histoire d'amour passionnelle durant plusieurs semaines. Alors comment l'homme à tête de chou est t'il parvenu à séduire l'icône de la féminité ?

Quelques captures
(l'intégralité des caps sur le
foruminitialesbb )
50mninside_cap01 50mninside_cap02 50mninside_cap03
50mninside_cap06 50mninside_cap07 50mninside_cap11
50mninside_cap12 50mninside_cap14 50mninside_cap19
50mninside_cap25 50mninside_cap26 50mninside_cap27
50mninside_cap31 50mninside_cap32 50mninside_cap33
50mninside_cap37 50mninside_cap40 50mninside_cap43
50mninside_cap46 50mninside_cap47 50mninside_cap51
50mninside_cap53 50mninside_cap59 50mninside_cap69

6 mars 2009

1967, BB Show - Séance Harley par Lévin

Spécial Bardot
BB Show 1967 


Photographe: Sam Lévin


Séance Harley Davidson


Brigitte Bardot en cuissardes et mini robe cuir (sans ceinture)
- tenue qu'elle porte dans la séquence où elle chante Harley Davidson
-
pour les besoins du Brigitte Bardot Show 1967

1967-BB_show-par_levin-harley_davidson-010-1 
1967-BB_show-par_levin-harley_davidson-010-1b  1967-BB_show-par_levin-harley_davidson-011-1  1967-BB_show-par_levin-harley_davidson-013-1 
1967-BB_show-par_levin-harley_davidson-011-2  1967-BB_show-par_levin-harley_davidson-012-1 


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.

28 juin 2010

Autour du film La Vérité

La Vérité

  Secrets de tournage ...  
bb_film_la_verite_pic_bed_verite_1960_06_g
... et anecdotes

Quel partenaire pour Brigitte Bardot?
Le réalisateur Henri-Georges Clouzot fit faire des essais à bon nombre d'acteurs pour interpréter le rôle de Michel, le jeune chef d'orchestre: Jean-Paul Belmondo, Paul Belmont, Marc Michel, Hugues Aufray et Jean-Marc Bory vont se succéder pour jouer des scènes où ils sont d'abord chefs d'orchestre puis en duo avec Brigitte Bardot. (>> voir le reportage video sur le site de l'INA ) 
bb_et_jp_film_la_verite_set_avec_clouzot_bebel_1 bb_et_jp_laverite bb_et_jp_film_la_verite_set_avec_bebel_1
Pour le casting de Jean-Paul Belmondo Brigitte et Olga Horstig racontent qu' "il était tellement drôle en s'agittant baguette à la main, qu'il ne fut pas possible pour le réalisateur de l'entendre de cette oreille".  Les essais consistaient à tourner une scène avec Brigitte, où ils s'embrassaient "pendant que je lui palpais délicatement les seins", racontera Jean-Paul. Par la suite, l'acteur confiera qu'il ne se serait pas senti capable de diriger un orchestre pour le rôle et qu'ainsi, "Samy Frey était très bien. Je n'ai donc eu aucun regret".

Clouzot VS Bardot: le clash
bb_film_la_verite_set_clouzot_verite_1960_tou__01_gHenri-Georges Clouzot, à la réputation de perfectionniste absolu qui tyrannise ses acteurs, se montre difficile sur le tournage du film: "Il me voulait à lui tout seul et régnait sur moi en maître absolu" racontera Brigitte Bardot. Le tournage s'avère éprouvant. Dans une scène, alors qu'il lui faut pleurer, elle se met à rire, ce qui énerve Clouzot qui la gifle devant toute l'équipe, gifle qu'elle lui retourne: "Il était hébété ! Jamais on ne lui avait fait ça ! Hors de lui, mortifié, humilié devant témoins, il m'écrasa les pieds avec les talons de ses chaussures. J'étais pieds nus, je poussai un hurlement et me mis à pleurer de douleur. Il demanda instantanément le « moteur » profitant de ces larmes bienvenues pour tourner la scène. Mais boitillante et claudicante, je quittais le plateau telle une reine offensée et réintégrais ma loge". Une autre fois, à la fin du film, le scénario a prévu une scène de suicide où son personnage doit avaler des barbituriques. Se plaignant d'un mal de crâne, Clouzot lui apporte deux aspirines. "Je me sentis bizarre, une torpeur m'envahit, mes yeux pesaient une tonne, j'entendais comme à travers du coton... On dut me ramener à la maison portée par deux machinistes. Clouzot m'avait droguée en me faisant absorber deux somnifères puissants. Je mis 48 heures à me réveiller ! Mais la scène était réaliste et on ne peut plus vraie !".
bb_film_la_verite_set_clouzot_verite_1960_tou__02_gChaque matin, le réalisateur la met en condition, lui montrant la vie sous son jour le plus désespéré, le plus injuste, le plus cruel. Le film étant tourné au mois d'août, elle déprime, imaginant qu'elle pourrait être en vacances, mais finit par se prendre réellement au jeu. Il lui semble que se déroule son propre procès. Il est question de la mauvaise réputation de son personnage, de sa façon de vivre scandaleuse, de sa légèreté et son absence totale de moralité. À la fin du film, elle doit dire un monologue long, émouvant et sincère. Ce sont les dernières paroles de son personnage pour tenter d'attendrir les jurés sur le meurtre commis contre son petit ami.

Le succés du film
bb_film_la_verite_pic_face_3Avec La Vérité, qui a connu un grand succès concrétisé par des entrées record, Clouzot a pris sa revanche. Pour cela Raoul Levy, en producteur avisé, l'avait fortement épaulé en lui apportant, outre une enveloppe de 700 millions de Francs, le concours de Brigitte Bardot, qui était avec lui sous contrat, pour le rôle de Dominique Marceau. On sait quel parti Clouzot sut en tirer: le film fut le révélateur du talent de tragédienne de Brigitte Bardot et sa prestation sera encensée unanimement par la critique.
La Vérité obtint l' Oscar du Meilleur Film étranger à Hollywood en 1960 et le grand Prix du Cinéma français Louis Lumière.

Inspiré de faits réels
bb_film_la_verite_pic_tribunalverite_1960_05_gClouzot a déclaré avoir eu l'idée du scénario après avoir assisté à différents procès d'assises. Les avocats devaient beaucoup à leurs modèles que furent maître René Floriot (Paul Meurisse) et maître Maurice Garçon (Charles Vanel) très en vogue à l'époque. Le film est notamment l'adaptation d'un fait divers bien réel, l'histoire de Pauline Dubuisson, jugée en 1953 pour le meurtre de son ex-fiancé Félix Bailly, qu'elle a tué après qu'il ait rompu avec elle et s'est fiancé avec une autre jeune femme. Si Pauline Dubuisson avait quelques traits communs avec le personnage du film, notamment les mœurs légères, ce n'était pas la jeune femme oisive telle qu'elle est représentée dans le film: Pauline Dubuisson était étudiante en médecine. Le réalisateur a, par ailleurs, écarté l'épreuve vécue à l'âgée de 18 ans par Pauline Dubuisson, victime des règlements de compte de la libération, tondue et violée pour avoir été la maîtresse d'un médecin-colonel allemand. Quand sort le film en 1960, Pauline Dubuisson est sortie de prison et tente de reprendre ses études à Paris. La sortie du film est un drame pour elle qui aspire à l'oubli. Elle part exercer comme interne à Essaouira au Maroc. Pauline Dubuisson s'est suicidée en 1963 au Maroc après avoir eu un projet de mariage avec un français.
Le décor de la Cour d'assises fut construit dans les studios de Joinville. 

>> sources Web:
Le film sur
wikipedia   
La bio de Brigitte sur wikipedia
Le film sur
 bernadac  

7 mars 2010

23/12/1967 - Jours de France

bb_mag72Jours de France

pays: France
date 23/12/1967
numéro 684
couverture: photographie de Sam Lévin
article de 7 pages
intitulé "B.B. vous présente ses meilleurs voeux - Télé B.B." sur les coulisses du BB Show
diffusé à la télévision pour les fêtes de réveillon du 31 décembre 1967.


- sommaire -
1967-BB_Show-presse-1967-12-23-JDF-cov-sommaire 

- article -
1967-BB_Show-presse-1967-12-23-JDF-p87 
1967-BB_Show-presse-1967-12-23-JDF-p88  1967-BB_Show-presse-1967-12-23-JDF-p89 
1967-BB_Show-presse-1967-12-23-JDF-p90  1967-BB_Show-presse-1967-12-23-JDF-p91 
1967-BB_Show-presse-1967-12-23-JDF-p92  1967-BB_Show-presse-1967-12-23-JDF-p93 

15 mars 2010

février 1970 Concert Sylvie Vartan

En septembre 1970, Sylvie Vartan fait sa rentrée à l'Olympia pour une série de shows (du 17 septembre au 8 octobre 1970) après sa convalescence aux Etats-Unis (suite au grave accident dont elle fut victime le 20 février de la même année, qui la laissa partiellement défigurée; elle partit six mois aux États-Unis pour s'y faire opérer par l'un des meilleurs chirurgiens esthétiques). Brigitte Bardot, accompagnée de Patrick Gilles, vint en spectatrice soutenir le retur sur scène de la chanteuse. Après le concert, elles allèrent dîner au restaurant.

bb_1970_concert_sylvie_cap1 bb_1970_concert_sylvie_cap2 bb_1970_concert_sylvie_cap4
bb_1970_et_sylvievartan_1 bb_1970_et_sylvievartan_2 bb_1970_et_sylvievartan_3
bb_1970_et_sylvievartan_1960s_pg bb_1970_et_sylvie__1960s_nw8 bb_1970_concert_olympia_sylvie_vartan_2 bb_1970_et_sylvievartan_sylvie_2
bb_1970_et_sylvie_672_001 bb_1970_concert_olympia_sylvie_vartan_1 bb_1970_et_sylvie_1
bb_et_sylvie_1 bb_et_sylvie_2 bb_et_sylvie_3

>> vidéo reportage coulisses du concert

SYLVIE VARTAN 1970 - A l'Olympia
envoyé par NOSTALGIAFAN. - Regardez la dernière sélection musicale.

9 mars 2010

Cinémonde 12/04/1960

bb_mag_cm_1960_04_12Magazine Cinémonde du 12 avril 1960.
Ce numéro de Cinémonde, avec 
Brigitte Bardot en couverture, porte le titre "B.B. aime-t-elle toujours le même homme?", s'interroge donc sur les 'amours' de B.B. Le premier article: "Ses amours se suivent et ne se ressemblent pas" revient sur les relations de B.B. avec Jean-Louis Trintignant, Sacha Distel et Jacques Charrier. Le deuxième article: "B.B. et Delon déclenchent l'offensive la bouche que veux tu", illustrant les baisers des acteurs et actrices, avec une photo de Brigitte Bardot et Alain Delon (prise par Sam Lévin) s'embrassant à pleine bouche.

bb_mag_cm_1960_04_12_p1bb_mag_cm_1960_04_12_p2
bb_mag_cm_1960_04_12_p3bb_mag_cm_1960_04_12_p4

15 février 2010

Elle 09/12/1965

bb_mag_elle_1965_12_09Magazine Elle du 9 décembre 1965.
Ce numéro de ELLE foffre une couverture dépliable de Brigitte Bardot et Jeanne Moreau., en titrant sa Une: "Viva Brigitte et Jeanne! Les dessous du plus explosif des films français." Les deux actrices sont réunies dans Viva Maria, le film de Louis Malle qui doit sortir trois jours plus tard.

bb_mag_elle_1965_12_09elle_1965_12_09_cover2


A l'occasion, elles sont chanteuses, sur disque. Mais elles chantent aussi ensemble dans le film. Une égale deux, et deux n'en font qu'une "Ah, les petites femmes de Paris!".

elle_1965_12_09_p1

"Il s'agit du premier western français où les femmes mènent le jeu", selon Elle. "Aussi inoubliable que le jour rencontrant la nuit" dit Louis Malle, dont c'est le sixième film, de ses deux actrices principales. "Viva Maria a eut la couverture de tous les grands journaux du monde", précise Elle. C'est le 40ème film et le 9ème en costumes de Jeanne, le 31ème et le 1er en costumes de Brigitte qui jusqu'alors avait eu peur de se déguiser mais qui veut désormais recommencer.

elle_1965_12_09_p2On nous donne les mensurations (poids/taille) des deux actrices, énumère leur patrimoine immobilier, leur situation de famille et les hommes de leur vie (Pierre Cardin pour Jeanne Moreau). A gauche, Brigitte Bardot essaie chez Real le manteau de zibeline des sables avec lequel elle affrontera l'Amérique. A droite, Jeanne Moreau porte un manteau en panthère des Somalies dessiné par Cardin.

Brigitte Bardot s'envolera pour New York le 16 décembre à 13 h depuis Orly dans un Jet d'Air France baptisé "Viva Maria" et dont la cabine sera décorée des photos du film. A New York, Brigitte voudrait être Madame Personne et faire du shopping : "Je bûche mon anglais. Je veux me balader seule. A Los Angeles, je participerai au "Bing Crosby Show". Ils voulaient nous faire chanter en duo avec Jeanne "Alouette, gentille alouette". Ridicule! On a refusé."

elle_1965_12_09_p3Viva Maria, c'est aussi une mode, avec des postiches commercialisés par Desfossés, le coiffeur de Jeanne Moreau, des bas résille, des poupées... et 200 vitrines sur le thème à New York contre 30 à Paris !

15 février 2010

Elle 24/12/1964

elle_1964_12_24_cover_1Magazine Elle du 24 décembre 1964, n° 992
Dans ce numéro, ELLE faisait sa couverture avec Brigitte Bardot et Jeanne Moreau., entitrant sa Une: "Exclusivité Mondiale, BARDOT MOREAU, chanteuses de caf'conc', dans le western de Louis Malle". Elles y apparaissaient en chanteuses de saloon, pour le film Viva Maria: "Un western explosif", selon Elle.

elle_1964_12_24_p1

Louis Malle semble n'en être pas revenu : "Regardez-les, deux étoiles habituées à tout syabiliser autour d'elles, deux mastodontes commerciaux, deux trusts, je les ai réunis. Il fallait oser?" Pas d'inquiétude, "c'est la fusion parfaite, l'entente idéale à 50/50, l'indépendance dans l'interdépendance."

elle_1964_12_24_p2 elle_1964_12_24_p3

"Moreau, ses yeux battus, cheveux palissandre, bas dentelle et manteau blanc ; Bardot, manteau noir, bas dentelle, blonde et longue comme un long gant de bal."

elle_1964_12_24_p4Bardot qui, dans le film, devra lancer des grenades et dynamiter des ponts. "Pense à John Wayne ! " lui répète Malle. "Tu dois jouer comme un héros de western, de tout ton corps." Dans le film, Jeanne Moreau, désenchantée mais croyant à la chance, traîne avec une partenaire un numéro de café-concert dans une tournée minable à travers l'Amérique centrale. Les deux Marie, la chanteuse et la terroriste, vont se retrouver et reprendre le numéro ensemble. Mais Marie II (Bardot) ne sait pas son texte, elle s'affole, sa robe se déchire et elle invente le strip-tease. Le tournage du film n'a pas encore commencé, et Elle a donc l'exclusivité des robes Belle Epoque dessinées par Pierre Cardin. Les Américains produisent le film, indique Claude Romain, et Louis Malle a tenu bon pour leur imposer les deux stars françaises. Le tournage doit démarrer dans le désert du Mexique le 18 janvier. Mécontente du premier état du scénario, Jeanne Moreau était prête à renoncer au tournage. Louis Malle avait écrit le scénario en pensant à ses actrices et ne pouvait choisir quelqu'un d'autre. C'est donc Brigitte Bardot qui a pris son téléphone pour appeler Jeanne, qu'elle ne connaissait pas, et la convaincre de faire le film. "Ce coup de téléphone historique a emporté la décision. Depuis j'ai remanié le scénario. Et leur ententte m'enchante sans me surprendre", explique Louis Malle.

22 décembre 2009

Livre - Brigitte Bardot

Brigitte Bardot
Beau Livre
Auteurs: Raymond Boyer, Isabelle Salmon, Ghislain Dussart

book_brigittebardotPrix éditeur: 30 Euros ?
Date de sortie:
septembre 1996
Broché 204 pages 
Langue: français
Éditeur:
Vade Retro
ISBN-10: 2909828077
ISBN-13:
978-2909828077
Ou le trouver ? livre épuisé mais dispo d'occasion sur sur amazon 


Vous avez le livre ?
Apportez votre critique, votre avis ou votre note (/10)
en cliquant sur commentaires...

Enregistrer

3 août 2009

1965 conférence de presse Viva Maria à Orly

Brigitte Bardot en mai 1965 à Orly; BB et Jeanne Moreau sont de retour en France, après avoir tourné Viva Maria à Mexico. BB était accompagnée de son amoureux d'alors, Bob Zagury. Les journalistes s'aglutinent pour interviewer les deux stars dans le salon de l'aéroport. Puis Brigitte retrouve son père, Louis Bardot. 

bb_1965_mexico_viva_maria_set_1 bb_1965_ny_viva_maria_tour_avec_moreau_1
bb_1965_05_26_orly_retour_de_mexico_avec_pere_1 bb_1965_ny
bb_1965_jeanne bb_et_jeanne_1 bb_et_jeanne_ny
bb_blog_gam0001231707f bb_1965_ny2bb_1965_ny_3
bb_et_jeanne_1965_cannes_42_22680492 BBPilou bb_et_bob_zagury_et_parents_1
bb_1965_ny_by_jp_laffont_1 bb_1965_05_26_ny_BE062854 bb_blog_ny
bb_1965_05_25_ny_viva_maria_tour_avec_moreau_1 bb_et_jeanne bb_et_jeanne_conf_1

17 mars 2009

1965 BB à New York pour Viva Maria

Brigitte Bardot en décembre 1965 à New York, venue présenter le film Viva Maria: une horde de journalistes va suivre B.B. et la photographier dès son arrivée à l'aéroport; jamais une star française fut aussi adulée et médiatisée aux Etats-Unis. La conférence de presse prit place au Plaza Hotel. "Miss Bardot" refusa à tout commentaire qui aurait pu blesser quiconque et ne répondit donc pas aux questions comme qui est son acteur préféré, l'actrice la plus belle, une comparaison entre les films américains et européens, ni même sur le vin new-yorkais.

16 décembre 1965: départ d'Orly, aéroport France
bb_1965_12_16_ny_0785_1 bb_blog_usa_3vw9t bb_blog_2559812623
bb_pour_match_4 bb_ny3 bb_ny_1

16 décembre 1965: arrivée à l'aéroport Kennedy, USA
bb_blog_ny_3777_2_f bb_blog_SPA0001233777F bb_1965_DSC08611
bb_1965_12_16_manhattan_1 bb_1965_ny_U1499013 bb_1965_ny_VivaMaria
bb_1965_12_16_newyork_U1499122_9 bb_1965_ny_01 bb_1965_nyyy

Conférence de presse
bb_1965_12_18_6d32_1 bb_1965_ny bb_ny
bb_ny_2 bb_ny_0001233622f bb_ny_0001233623f
bb_1965_12_17_new_york_plaza_hotel_1 bb_1965_12_18_new_york_1 bb_blog_ny_spa0001233855f bb_1965_79f4_1
bb_blog_ny_spa0001233626f bb_blog_ny_spa0001233627f bb_blog_ny_spa0001233628f bb_blog_ny_spa0001233629f
bb_1965_12_18_new_york_2 bb_1965_spa0001233624f bb_1965_new_york_1965
bb_1965_ny_3 bb_ny2 bb_1965_12_17_ny_1
bb_1965_12_17_U1499060 bb_1965_12_17_ny_plaza_with_helen_vager_01154129  
bb_1965_ny bb_1965_50236391 bb_1965_12_17_plaza_tour_viva_maria_U1499066

captures de l'événement
(merci à Thierry pour les images)
PromoViva1 PromoViva2 PromoViva3
PromoViva4 PromoViva5 PromoViva6
PromoViva7 PromoViva8

B.B. au club new-yorkais El Morocco
le 18 décembre 1965
photo de gauche: avec son boyfriend Bob Zagury
photo du milieu: avec l'auteur politique William Buckley Jr.
bb_et_bob_zagury_1965_12_ny_1 bb_1965_12_18_ny_el_morocco_avec_william_buckley_jr_1 bb_1965_bob

28 avril 2023

Lettre ouverte du 26/04/2023

Lettre ouverte adressée au président de la République
publiée sur la page officielle Twitter Brigitte Bardot :

Tweet 1 publié avec la lettre ouverte: "Vos premiers mots lorsque vous m'avez reçue à l'Elysée... "Vous allez m’engueuler" ! Cinq ans après, oui je vous engueuleEmmanuel Macron car je suis en colère face à votre inaction, votre lâcheté, votre mépris des Français (qui vous le rendent bien il est vrai)."

lettre_ouverte-2023-04-26-Macron-p01 
lettre_ouverte-2023-04-26-Macron-p02 

Tweet 2: "Votre suffisance, votre lâcheté, vos ridicules discours, votre total manque d’empathie et d’autorité font de vous une marionnette méprisable, une triste serpillère bonne à essuyer le sang et la mort qu’elle fait régner sur ce pays dont les lumières se sont éteintes."


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.

11 janvier 2021

1950 - BB & Vadim par Marc Allégret

Brigitte Bardot, âgée de 15 ans et demie, esquisse quelques pas de danse, puis semble répeter une scène avec Roger Vadim, l'année de leur rencontre en 1950 ; photographiés par le cinéaste Marc Allégret, dans un appartement (sans doute celui d'Allégret).

1950-BB_pas_de_danse-par_marc_allegret-010-1  1950-BB_pas_de_danse-par_marc_allegret-011-1  1950-BB_pas_de_danse-par_marc_allegret-012-1 
1950-BB_pas_de_danse-par_marc_allegret-013-1  1950-paris-par_marc_allegret-BB_danse-014-2  1950-BB_pas_de_danse-par_marc_allegret-030-1  
1950-paris-par_marc_allegret-BB_danse-021-1   
1950-paris-par_marc_allegret-BB_danse-031-1  1950-BB_pas_de_danse-par_marc_allegret-031-1  1950-BB_pas_de_danse-par_marc_allegret-032-1 
1950-BB_pas_de_danse-par_marc_allegret-020-1  


1950-BB_canape-par_marc_allegret-010-1 
1950-BB_canape-par_marc_allegret-011-1  1950-BB_canape-par_marc_allegret-012-1  1950-BB_canape-par_marc_allegret-013-1   


1950-BB_par_marc_allegret-010-1  


photographies Kodak
en vente sur Antiquarian Bookseller's Association of America

1950-BB_pas_de_danse-par_marc_allegret-1 


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by GinieLand.

26 septembre 2009

1967 - Brigitte Bardot chante "Contact"

Contact

Paroles et Musique : Serge Gainsbourg
Chant: Brigitte Bardot
Arrangements: Michel Colombier et son orchestre
Date: 1967

Crédit label: Disc'AZ


Le titre figure sur les singles et albums suivants:

1967 - Single EP / 45 Tours - "Harley Davidson" en Face B
1967-HarleyDavidson-facea  1967-HarleyDavidson-faceb 

1968 - Album LP / 33 Tours - "Brigitte Bardot Show" - 15 Titres
1968-brigitte_bardot_show-1a  1968-brigitte_bardot_show-1b 


Paroles

Un météorite m'a percé le coeur
Vous, sur la terre, vous avez des docteurs
Contact
Contact

Il me faut une transfusion de mercure
J'en ai tant perdu par cette blessure
Contact
Contact

Ôtez-moi ma combinaison spatiale
Retirez-moi cette poussière sidérale
Contact
Contact

Comprenez-moi il me faut à tout prix
Rejoindre mon amour dans la galaxie
Contact
Contact
Contact
Contact...


- vidéo extraite du BB Show 1967 -


Bonus Infos

Genèse - Serge Gainsbourg écrit la chanson en une nuit à l'automne 1967, une composition qui est une commande pour le "BB Show" de Brigitte Bardot, et la vidéo est réalisée dans la foulée par Eddy Matalon (voir les photos de Contact ).

1967-manuscrit-contact-1a  1967-manuscrit-contact-1b 

Le manuscrit de la première version originale de la chanson, rédigé par Serge Gainsbourg (vendu aux enchères 8 500 € par Coutau-Begarie le 21 mars 2015), comportait quelques variantes de texte par rapport à la version définitive chantée par Bardot:
Un météorite m'a percé le cœur
Vous, sur la terre, vous avez des docteurs
Contact Contact Contact
Faites vite, sinon je meurs
Il me faut une transfusion de mercure
J'en ai tant perdu par cette blessure
Contact Contact Contact
Faites vite, je vous en conjure
Ôtez-moi ma combinaison spatiale
Retirez-moi cette poussière sidérale
Contact Contact Contact
Faites vite pour moi c’est vital
Comprenez-moi

L'après BB/Gainsbourg - Le titre n'est pas le plus connu du répertoire de Bardot mais a malgré tout fait l'objet de remaniements musicaux, d'autant que la chanson comporte originalement des sonorités électroniques:
- d'abord, des remixes de nombreux DJ (Booka Shade, Visual Idols, End of Twins, Maed, Marvel's);
- mais aussi certains reprennent le sample du titre, comme Jimmy Sommerville pour sa chanson "Lay Down" (1999), ou encore Death in June pour leur chanson "Flieger" (1999);
- et d'autres transforment la chanson pour en faire leur propre création comme les américains Wooden Shjips (en 2010), ou encore les japonais Pizzicato Five (en 1995) et Baguette Bardot (en 2010);
- puis, aussi quelques reprises fidèles à l'original comme l'américaine Belinda Carlisle (dans son album "Voilà" en 2007).

- La version samplée de Jimmy Sommerville -


Sources :
la chanson sur whosampled


All photos are copyright and protected by their respective owners. 
copyright text by GinieLand.

27 septembre 2011

Paulette Dubost nous a quitté

Paulette Dubost, une vie bien remplie
article publié sur lefigaro.fr

L'une des comédiennes préférées du public français des années 30 s'est éteinte à la veille de l'automne. Elle aurait eu 101 ans le 8 octobre prochain.

paulette_dubost___r_1___2805Sa gouaille parisienne, son nez légèrement retroussé, son sourire éclaboussant avaient fait d'elle une actrice délicieuse, reconnaissable entre mille et abonnée aux rôles plutôt légers. Paulette Dubost aurait eu 101 ans le 8 octobre prochain. Elle s'est éteinte à la veille de l'automne, le 21 septembre 2011, à Longjumeau où elle résidait. Elle n'avait jamais voulu devenir comédienne mais aura tourné dans cent soixante six films de cinéma, des dizaines à la télévision et joué aussi au théâtre. En 1992, elle avait publié un livre de souvenirs: C'est court, la vie.

Par son naturel primesautier, par toutes les comédies auxquelles elle a participé de bon cœur, l'œil rieur et la voix acidulée, elle aura été l'une des comédiennes préférées du public français des années 30 aux années 90 ! Un record de longévité qu'elle n'avait en rien cherché, mais accepté avec la grâce mutine qui la caractérisait.

Elle appartient à la très grande histoire du cinéma

paulette2Paulette Dubost (de son vrai nom Deplanque) était née le 8 octobre 1910 à Paris. Son père est ingénieur, sa mère est chanteuse, spécialisée dans l'opérette. Dès l'âge de 7 ans, Paulette est petit rat à l'opéra de Paris. Elle aime cette discipline, mais sa mère la juge physiquement inapte («Tu as le cul trop lourd» lui assène-t-elle) et la retire ! Ce sera l'un des grands regrets de sa vie…

Paulette Dubost, faite au tour, taille de guêpe, malicieuse, tape alors qu'elle n'a pas quinze ans dans l'œil d'un certain… Alexandre Stavisky… Elle le racontera des années plus tard dans son livre !

C'est dans l'opérette qu'elle va faire ses premières armes et joue notamment deux ans durant Les Aventures du roi Pausole aux Bouffes-Parisiens. Toutes les comédiennes de cette époque savent chanter, danser, jouer. Dès 1926, elle a à peine 16 ans, elle traverse en figurante le plateau de Nana de Jean Renoir avec qui elle tournera l'immortel chef d'œuvre qu'est La Règle du jeu (1939). Elle y est la délicieuse camériste Lisette. Elle retrouvera le grand Renoir vingt ans plus tard, en 1959 pour Le Déjeuner sur l'herbe. Elle est Melle Forestier… Autre grand nom, Marcel Carné avec qui elle joue Ginette dans Hôtel du Nord (1938), et avec Max Ophüls elle est l'une des pensionnaires de La Maison Tellier, un des sketches du Plaisir, en 1952 et incarne la servante Joséphine dans Lola Montès en 1955. Pour ces derniers, elle appartient à la très grande histoire du cinéma.

pauletteMais on ne fera pas ici la liste extraordinaire de tous ses rôles. Pierre Chenal, Jacques Tourneur, Marcel L'Herbier, Victor Tourjansky ; aussi bien que Jean Delannoy, André Hunebelle, Michel Boisrond, Gérard Oury, Georges Lautner, Yves Allégret, Louis Malle (Viva Maria ! avec Moreau et Bardot), François Truffaut (Le Dernier métro), Philippe de Broca et jusqu'à Jean-Claude Brisseau et, en 2005, Jérôme Bonnell, tout le monde a rêvé de faire tourner cette femme charmeuse qui n'avait pas sa langue dans sa poche et qui dans son livre, ne craint pas d'égratigner ses contemporains et contemporaines ! Elle avait la dent dure, mais beaucoup d'esprit.

Au théâtre, de La Petite Hutte d'André Roussin au Vent dans les branches de Sassafras qu'elle créa avec Michel Simon en passant par Oscar de Claude Magnier, elle s'amusait. Pierre Romans l'avait distribué dans un joli rôle dans Ivanov de Tchekhov aux Amandiers de Nanterre, en 1989. Ce fut sa dernière apparition au théâtre. Mais elle ne cessait de tourner, de participer à des émissions. Gardons l'image de Madame Vieuzac dans Milou en mai de Louis Malle en 1990. L'amitié, le soleil, les rires… Ses yeux qui se plissent et son rire en cascade.


Paulette Dubost a partagé l'affiche avec Brigitte Bardot dans Viva Maria en 1965. Paulette interprétait le rôle de Mme Diogène, qui gifle son gamin qui espionne le strip-tease Bardot-Moreau.


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.

14 mai 2011

Gunter Sachs, splendeur et tragédie

Gunter Sachs, splendeur et tragédie

article publié sur parismatch.com
le 14 mai 2011

 Le plus flamboyant des quatre maris de Brigitte Bardot s’est suicidé pour échapper au crépuscule d’Alzheimer. Henry-Jean Servat - Paris Match

Gunter_Sachs_et_BB

L’affaire éclata tel un feu d’artifice dans les journaux européens, au petit matin du 15 juillet 1966. La veille, jour de fête nationale, BB, vedette absolue dans le monde entier, avait épousé, à Las Vegas, un richissime play-boy ­d’outre-Rhin, descendant et héritier des fondateurs des automobiles Opel. Apprendre que la star des stars françaises, incarnation de la République gaullienne, s’était mariée avec un milliardaire allemand au cours d’une cérémonie en anglais sur le territoire américain, traversé dans l’avion privé d’un frère Kennedy, laissa chacun pantois. Et les détails de l’histoire, située dans l’âge d’or de Saint-Tropez, n’en finissaient pas de la rendre romantique à l’extrême et romanesque à l’excès.

Au début de l’été 66, Brigitte arrive à Saint-Tropez, sans son fiancé du moment, Bob Zagury, qui, décidé à se lancer dans la production, est resté à Paris. Plutôt que d’aller directement à La Madrague, BB décide, avec trois copains, de dîner à Gassin, dans le restaurant de ses amies Picolette et Lina, qui l’installent près du bar. Elle remarque alors, à une table voisine, Gunter Sachs, connu pour sa fortune considérable et ses aventures féminines, dont Soraya, ex-impératrice d’Iran. Il habite à Saint-Tropez mais ne l’a jamais rencontrée. Elle est impressionnée par son allure de seigneur. Avec Gunter, d’emblée, Brigitte, à la gloire inégalée, se sent à armes égales. Ils se rendent au Papagayo, chacun dans sa Rolls, roulant tous deux côte à côte comme une reine et un roi menant leurs carrosses. Sachs raconte dans ses Mémoires que, à l’aube, BB ne veut pas rentrer à La Madrague — « Il y a trop de monde chez moi » – et que tous deux se dirigent vers le mythique hôtel de La Ponche, où Margot Barbier leur donne une chambre en s’interrogeant sur ce qu’elle pourra bien dire aux journalistes, le lendemain matin. « Ne vous inquiétez pas, nous serons déjà partis ! » lance Brigitte. Par la suite, la fille de la maison, Simone Duckstein, appellera la suite n° 1 « Bardot » et « Sachs » la suite n° 15, en laquelle Gunter adorait manger des crêpes au Grand Marnier.

BB: «J'étais consciente de l'exception de chaque seconde avec Gunter»

Chaque jour, les deux amants vont se revoir. Et chaque jour sera une nouvel éblouissement, une nouvelle fête. Un soir, Gunter invite Brigitte à dîner, chez Picolette, et lui offre trois bracelets bleu, blanc, rouge, en saphirs, diamants et rubis, qu’elle ne quitte plus. Le lendemain, il demande à Brigitte de l’épouser. En deux temps trois mouvements, l’affaire est engagée. « J’étais consciente de l’exception de chaque minute et de chaque seconde. » BB vit des lendemains de rêve. Gunter arrange le voyage. Edward Kennedy prêtera son avion à l’arrivée à Los Angeles. Le fiancé emmène une demi-douzaine de copains.

Voyageant sous des noms d’emprunt, Gunter s’appelle M. Schar, Brigitte Mme Mordat. Dans l’avion, Gunter met aux voix – celle de Brigitte comptant double – le lieu de la lune de miel. Aux hordes de journalistes qui, mystérieusement prévenus, les attendent, ils racontent venir séjourner au Beverly Hills Hotel où ils ont loué un bungalow. Laissant la presse y filer, les fiancés courent sur une autre piste et embarquent dans le jet du frère Kennedy, décoré d’un énorme bouquet de roses blanches. Deux Cadillac noires les attendent à l’aéroport de Las Vegas. Il est minuit et demi, heure locale. Munis de leur licence de noces, les fiancés se rendent chez le juge des mariages qui met une petite chambre à leur disposition. Ils y font un brin de toilette et s’y changent. Devant les copains sanglés en costumes et cravates, Brigitte répond, tremblante : « Yes. » Le juge corrige et lui fait répéter : « I do. »

Le lendemain, la petite troupe, en deux jets, regagne Los Angeles. Brigitte, scène surréaliste et stupéfiante, se promène en voiture dans les avenues de Hollywood et s’amuse à deviner où habitent Elizabeth Taylor ou Paul Newman. Le couple, toujours suivi par les joyeux drilles, s’envole pour Papeete. Et y coule dix jours paradisiaques, d’atoll en atoll. Gunter connaît parfaitement le statut et la stature de BB. Mais elle ne rêve que de chaumière à la campagne et de vie apaisée, alors qu’il l’entraîne dans un tourbillon ininterrompu qui, bien vite, l’agace. Rentrée en France, Brigitte refuse de s’installer dans l’appartement de son mari, dans la très chic avenue Foch, à ses yeux totalement dénuée de charme. Elle part avec lui pour l’Allemagne où elle découvre les propriétés familiales et où, en deux heures, au milieu des forêts bavaroises et de trophées de chasse qui lui donnent la nausée, des tailleurs lui confectionnent des tenues folkloriques dans lesquelles elle arpente les terres qui sont désormais siennes.

Pendant ce temps, Joseph Losey poireaute à Saint-Tropez pour lui proposer le scénario de « La truite », et il repartira sans l’avoir vue. A l’entour de Brigitte, tout un chacun s’extasie sur le conte de fées qui, déjà, la fait pourtant déchanter. Ils vivent séparés. Elle part tourner « A cœur joie » en Ecosse. Il voyage sans arrêt. Brigitte l’aime sincèrement, mais l’existence commune est difficile, voire impossible. Les liens se distendent. Gunter s’est mis en tête de produire un film et de le présenter à Cannes. Le Festival fait un chantage et n’accepte que si ­Brigitte, qui a une sainte horreur de la manifestation, se déplace pour l’accompagner. Furieuse, menacée d’un divorce, elle y fait, en smoking noir et cheveux blonds, en mai 1967, une entrée hallucinante qui, encore aujourd’hui, cavale en tête de toutes les hystéries possibles. Brigitte remet un trophée à Michel Simon et jure qu’elle ne reviendra plus à Cannes. Elle tiendra parole.

Si BB aime son panache, elle déteste la parade, l'ostentation

Sur proposition de Bob ­Zagury et François Reichenbach, Brigitte tourne un show télévisé qui se révèle plus qu’épatant. Serge Gainsbourg lui écrit plusieurs chansons, dont « Je t’aime moi non plus ». Brigitte entame une liaison avec le chanteur, très amoureux, et, avec lui, elle enregistre la célèbre chanson érotique. Sachs, au courant, siffle la fin de la récréation. Par respect pour son mari qui la menace d’un scandale planétaire, elle demande à Serge de ne pas diffuser leur œuvre. Ce dernier obéit et la bande est enfermée dans un coffre dont elle ne sortira que huit ans plus tard, en 1986. Gunter vient retrouver sa femme en Espagne, à Almeria, où elle tourne « Shalako », avec Sean Connery. Gainsbourg n’est pas du voyage. Les mariés se rabibochent. Brigitte – elle n’en fait pas mystère – adore son mari lorsqu’il n’est pas en représentation mais, si elle aime son panache, elle déteste la parade, l’apparat et l’ostentation. Chacun mène un peu sa vie loin de l’autre. Brigitte trompe son mari qui la trompe. En décembre 1967, elle débarque à son bras à une réception d’artistes à l’Elysée, éblouissante, en costume de hussard et cheveux dénoués. C’est l’ultime sortie du couple qui divorce à l’amiable.

A 78 ans, Gunter Sachs possédait des avoirs de 500 millions d’euros. Passionné de photographie et d’astrologie, il avait, en 1969, année de son divorce d’avec BB, épousé Mirja Larsson, mannequin suédois. Celle-ci se trouvait aux Etats-Unis lorsque, se sachant atteint de la maladie d’Alzheimer, Gunter s’est tiré une balle dans la tête, dans son chalet de Gstaad, mettant fin avec éclat à une vie d’excès flamboyant. Baissant ainsi le rideau sur un monde ayant tout, aujourd’hui, d’un continent disparu.

«J’affronte mon ultime défi...»

tcgen_05598_109« Ces derniers mois, je me suis aperçu, en lisant et en ­analysant des revues médicales spécialisées, que j’étais ­atteint de la maladie d’A. Incurable. La mort est la seule issue. Pourtant, ma capacité à raisonner logiquement n’est pas (encore) affectée. Je peux toujours penser, réfléchir. En revanche, ma mémoire se dégrade à vitesse grand V. Je suis de plus en plus souvent distrait. Et, en dépit de mon niveau d’éducation élevé, ma capacité à m’exprimer dans toutes les langues que je parle couramment est très altérée, ce qui crée des décalages dans ma conversation. Cette menace sur mon intégrité intellectuelle est un critère absolu pour mettre un terme à ma vie.

Depuis toujours, j’ai affronté les plus grands défis. Celui-ci est le dernier. La perte de mon contrôle intellectuel me réduirait à un état inhumain, ce que je ne peux accepter. Telle est l’ultime manifestation de ma volonté. Je remercie mon épouse bien-aimée, mes proches, mes ­compagnons, d’avoir enrichi mon existence, qui fut merveilleuse, de leur amour et de leur amitié profonde. » Gunter Sachs

(Photo: C3502 Horst Ossinger/MaxPPP) 


L'adieu de Brigitte Bardot

«Gunter, c’est une très belle partie de ma vie. Depuis notre séparation, il n’avait jamais cessé de me témoigner de la gentillesse et de la générosité. Il était, pour moi, toujours présent, attentif et affectueux, voulant notamment m’emmener en hélicoptère ou en avion privé dans une clinique pour m’y faire soigner, ne cessant de m’envoyer des mots très ­affectueux ou des petits cadeaux. Quel est l’homme de ma vie qui a pris soin de moi, après notre divorce ? Aucun, sinon lui. Quel est celui qui a donné des ­centaines de milliers d’euros pour aider ma fondation dans son combat en faveur des animaux ? Aucun, sinon lui.

Je crois qu’il éprouvait une tendresse particulière à mon égard, car jamais je ne lui ai ­demandé quoi que ce soit. Il portait une ­attention particulière à ce que je faisais, me faisant croire qu’il m’aimait plus une fois divorcée que mariée. Il m’avait offert de merveilleux bijoux qu’il a rachetés, lorsque je les ai vendus, pour pouvoir ­recueillir de l’argent afin de créer ma ­fondation. Je l’appelais “Planti”, parce que, plein de vie et de force, il me faisait penser à un ours. Il m’appelait “Mamou”. Et dans notre survie à tous deux, nous éprouvions l’un pour l’autre une immense tendresse et un immense respect. Il me ­répétait une chose très jolie. “Tu es un très beau voilier, et il faut que tu aies du vent dans tes voiles.” Il a été ce vent. Il voulait le beau. Il n’a voulu, pour moi, que le plus beau des plus beaux. Et je l’aime toujours infiniment. Je suis anéantie par la nouvelle de sa mort. »

Propos recueillis par Henry-Jean Servat

29 décembre 2025

28 et 29/12/2025, Hommages de Cyril Dessange

Jacques Dessange, célèbre coiffeur et homme d'affaires, a été marié avec Corinne Francoise André de Valeton de Boissière (1932-1991), qui était l'attachée de presse de Brigitte Bardot. Ils ont eu deux fils : le premier Cyril né en 1961 et le deuxième Benjamin né en 1967.
Sur sa page facebook, Cyril Dessange a posté plusieurs hommages à Brigitte Bardot, y mêlant des souvenirs et anecdotes :
.
- Dimanche 28 décembre 2025 -

Hommage à ma marraine de cœur
J'avais posté ceci en hommage à ma marraine de cœur qui nous a quittés. Ma mère fut sa meilleure amie, sa confidente et son attachée de presse. Mon père, quant à lui, devint son coiffeur attitré, inventant pour elle des dizaines de coiffures iconiques.
Nous étions devenus moins proches après que nous lui avons racheté son appartement du boulevard Lannes. Elle venait souvent se promener en forêt dans notre propriété de chasse avec ses amants : Vergez, "Bougre de con" — oups, Bougrain-Dubourg — ou encore Miroslav Brozek.
Nous nous sommes fâchés lorsqu'elle a appris que Nicolas, ce fils qu'elle évitait de voir, apprenait à tirer chez nous, et que Jacques Charrier venait y jouer au poker. Mais nous avons tout de même eu l'un de ses setters comme chien de chasse, et elle nous avait donné un bouc. Résultat : pendant des années, nous avons fabriqué en Sologne des fromages que nous appelions les "Bardotins".
Petit, elle me faisait sauter sur ses genoux. D'ailleurs, que l'on ne dise pas qu'elle n'aimait pas les enfants : j'en étais l'exemple contraire. En réalité, elle n'aimait pas son enfant.

.

- - - - - 
.

- Dimanche 28 décembre 2025 -

Bardot, ma marraine ( Cyril DESSANGE)texte manuscrit. ,  après avoir été son attachée  de presse mariée à J dessange elle fut pdg de 100 boutiques de perruque postiche  la Société Parange fournisseuse de matériel de coiffure et installation de salons 
Tout petit, je sautais sur ses genoux. Que l’on ne dise pas qu’elle n’aimait pas les enfants : j’en étais l’exemple contraire.
Ma mère était sa confidente, sa meilleure amie et son attachée de presse. Mon grand-père, lui, fut l’un des créateurs du Festival de Cannes. Lorsque ma mère se maria, mon père, Jacques Dessange, participa à la création de l'icône BB en inventant ses coiffures et ses célèbres perruques (perruques-bandeaux, perruques-chapeaux).
Mais qui était vraiment Brigitte Bardot ?
Ma mère refusait d’en parler, respectant le fait qu’après le rachat de son appartement du boulevard Lannes et son tournant radical pour la cause animale, elle s’était éloignée. C’était en 1975, de mémoire. Jusque-là, elle venait dans notre propriété de chasse en manteau de fourrure — j'ai d'ailleurs gardé son manteau — parfois accompagnée de Laurent Vergez, de Miroslav Brozek ou d'Allain Bougrain-Dubourg.
Qui était-elle ? Rarement ce que l’on en dit, souvent son contraire. Bardot est un Napoléon : une face amoureuse de la vie et de la fête, et une face bourgeoise, timide, fuyant les projecteurs. Napoléon, car elle aimait se battre et gagner, habitée par ce caractère entier des Corses. Son père, "Pilou", était un industriel poète, mais dur. Éprise de liberté, son rêve était de s’envoler comme une ballerine.
Les projecteurs l'ont trouvée, mais les hommes l’ont aimée pour ce qu’elle montrait, non pour ce qu’elle était. Il y aurait tant à dire. Regardez son regard lors de ses interviews : vous y verrez une femme qui rêvait d’une vie de famille, très éloignée du féminisme dont elle n’a jamais été l’outil volontaire.
"Bardot était une femme de passions extrêmes", disait ma mère. Elle aimait danser, mais pour le plaisir du mouvement, pas pour plaire. Elle était coincée entre deux époques. Dans sa quête de liberté, chaque vêtement, chaque coiffure devenait une révolution. Elle subissait l'image que le cinéma projetait d'elle, ce reflet du désir des hommes auprès desquels elle cherchait refuge, alors qu'ils ne cherchaient qu'un objet de fantasme.

Elle a désiré être mère. Elle aurait pu avorter — car pour l'élite d'alors, cela était possible — mais parallèlement, voir son corps se transformer la faisait souffrir au point de se haïr. Oui, elle a délaissé son fils d’une façon lamentable pour tout donner aux animaux. L’histoire de cette chèvre, sauvée lors du tournage de son dernier film (un "navet" dont elle détestait l'image), est devenue un symbole.
Elle venait à la chasse le week-end. Elle nous a donné l'un de ses setters, puis un bouc, mon compagnon de jeu. Nous lui avons offert des chèvres et avons fini par produire d'excellents crottins : le « BARDOTIN ».
Elle en a voulu à mes parents pour des détails plus que pour la chasse : pour avoir appris à tirer à son fils Nicolas (qui donnait des cours de maths à mon frère) ou pour avoir reçu Jacques Charrier. Elle a cité ma mère dans son livre, sans la nommer, sur un ton de plus en plus réprobateur envers cette maison pleine de trophées de chasse. Cette même maison qu’elle aimait tant, dans cette région où elle avait voulu s’installer après avoir visité un moulin sur la Sauldre, jouxtant notre propriété.
Pour moi, Bardot est — n'en déplaise aux féministes — une femme faite de contraires et de contraintes. Je pourrais en dire tant, avec mon regard d’enfant, sur ce que j'ai entendu : rarement des griefs, souvent l’acceptation de ses délires.
Une femme, une Française, une moraliste antinomique, une Républicaine.
Une femme spontanée. LA Femme.
J oubliais que personne ne prétende qu elle soit idiote inculte c est faux
Dans la vidéo on voit un interview interressant à contrario de ce qu on pourrait croire 
On voit les différentes coiffures réalisées par mon père

.

- - - - - 
.

- Lundi 29 décembre 2025 -

Brigitte : L’Incarnation de la France
Sur la photo en b&w Brigitte ma Marraine de Cœur entre la Mère et Pascale Grignon ma Marraine de baptême et rédactrice en chef de Marie France 
Brigitte nous a quittés hier, et avec elle, c'est une part de notre identité nationale qui s’en va. Ma mère, son amie et attachée de presse, m’a transmis une vision d’elle que peu connaissent. 
Brigitte ne se contentait pas d’être une star : elle définissait « La Femme », et plus particulièrement la femme française. 
Ce n’est pas un hasard si elle fut la première à prêter ses traits à Marianne, coiffée du bonnet phrygien, devenant l’icône même de notre République.
Elle était la dualité faite femme. 
À la fois libertine par provocation et femme au foyer par aspiration — deux rôles qu’elle ne parvint jamais totalement à habiter, restant éternellement suspendue entre les deux. 
Forte et fragile, elle se sentait étranglée par une culture bourgeoise et franchouillarde, une morale "momifiée" qu'elle cherchait à fuir. 
Dans ces années pré-soixante-huitardes, elle fut le soufre qui annonçait l’incendie : le symbole d'une révolution des mœurs dérangeante, mais nécessaire.
Décrire son rapport aux animaux demande de dépasser les analyses faciles de "psychiatrie de comptoir". 
Le dictionnaire manque de mots pour qualifier cette dévotion. 
On l’affuble souvent du terme "passionnée", mais la passion, par définition, ne dure pas ; elle change d’intensité, elle est souvent aveugle. 
Brigitte, elle, habitait une démesure constante. 
Faudrait-il inventer le mot de « Bardossion » ? 

Cette force qui pousse à tout sacrifier, à se murer dans un combat total pour ceux qui n'ont pas de voix.
Elle avait ce goût, presque maladif, de toujours vouloir finir ce qu’elle commençait. 
Pourtant, ses désirs se heurtaient à ses propres peurs. 
Elle voulait une famille, mais l’idée de son corps "décoré" — ou plutôt déformé — par la grossesse lui était physiquement inacceptable. 
Une lutte interne entre l’instinct et l’esthétisme, entre le don de soi et la préservation de son image.
On l'a dite raciste, condamnée pour ses mots crus, mais ceux qui l'ont connue savent qu'elle ne l'était pas. Homophobe ? 
Pas davantage. Elle aimait simplement les hommes décideurs, les hommes de caractère. 
Le drame de sa vie fut peut-être que les hommes qui lui donnaient la réplique au cinéma avaient l’air forts, mais se révélaient souvent plus fragiles qu’elle dans la réalité.
Cette dualité, c’est celle d’une France déchirée. 
Une France entre son passé glorieux et son espoir de devenir, entre son esprit de gauche se réclamant des droits de l’homme et ce besoin viscéral d'ordre, de racines, et l’envie d’entendre vibrer la Marseillaise.
Bardot, c’était la France, tout simplement. 
J'espère qu'à présent qu'elle est en terre, on ne lui fera pas dire ce qu'elle n'a jamais pensé. 
Qu'on la laisse dans sa vérité : une femme entière, insoumise, et éternellement spontanée.
« Cette image de 'La Femme', c'est aussi mon père, Jacques Dessange, qui a aidé à la sculpter. En inventant pour elle des coiffures qui sont devenues des standards mondiaux, il n'a pas seulement coiffé une star, il a donné une forme visuelle à cette liberté et à cette spontanéité. À travers ses coups de ciseaux, il a participé à la création de ce mythe de la Parisienne, à la fois sophistiquée et décoiffée, qui a fait le tour de la planète."

.

- - - - - 
.

- Lundi 29 décembre 2025 -

Je t ai connu 
 j ai sauté sur tes genoux 
On c est combattu 
Mais tu es la Femme 
L image d une France en goguette 
Une douce et discrète suffragette 
Tu es une contradiction 
Ce qui est chez une femme une bénédiction 
Je t aime  nous t aimons 
À lire relire re relire jusqu a se noyer libérée
.


© All images are copyright and protected by their respective owners, assignees or others.
copyright text by Cyril Valeton de Boissiere

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>
Visiteurs
Depuis la création 1 000 150
Publicité
Derniers commentaires
Publicité
Publicité