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brigitte bardot

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NAVIGUATION
BRIGITTE BARDOT

Bienvenue sur ce blog consacré à
Brigitte Bardot

mannequin
actrice
chanteuse
activiste

 
"J'ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes
et maintenant je donne ma sagesse
et mon expérience aux animaux.
"
(phrase prononcée en 1986 lors de sa vente aux enchères)

9 avril 2023

Joyeuses Pâques 2023

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8 avril 2023

Tag BB 01 - Sam Lévin

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18 février 2023

Décès de Michel Deville

Le cinéaste français Michel Deville est décédé dans son sommeil ce jeudi 16 février 2023, à l’âge de 91 ans.

2023-02-16-Michel_Deville 


Fils d’un industriel en poteries pour jardins, Michel Deville joue avec des caméras depuis son enfance et commence des études de lettres à la Sorbonne tout en rêvant de septième art. Un jour, le cinéaste Henri Decoin vient acheter des pots de fleurs chez son père: Michel Deville saute sur l’occasion et se retrouve stagiaire, puis assistant, sur douze films de l’auteur de La Vérité sur Bébé Donge (1951) et de Razzia sur la chnouf (1955).

Voulant devenir réalisateur, il propose à Eric Rohmer, dont il apprécie les articles, d’écrire avec lui son premier film. Flatté, ce dernier lui répond qu’il est lui-même en train de préparer son propre prototype, Le Signe du lion, qui sortira en 1962. Deville fera affaire avec une monteuse, Nina Companez, qui, à force de lui donner des idées, se retrouve coscénariste, particulièrement douée pour les dialogues. Deville et Companeez collaboreront sur douze films. Deville trouvera ensuite une autre complice, costumière, assistante, productrice et coscénariste, Rosalinde Damamme, qu’il épousera.

Sa complicité avec Eric Rohmer, qui apprécie son premier long-métrage, Ce soir ou jamais (1961), lui vaut d’être bien traité dans les Cahiers du cinéma. « Un coup d’essai, un coup de maître », écrit Jean Douchet, pour qui Deville « réussit cette alliance réputée impossible : une comédie typiquement française dans un style de comédie américaine ». Pour Adorable menteuse (1962), où le mensonge est célébré comme une morale de vie (un thème qui hante toute l’œuvre), Luc Moullet souligne l’audace, le caractère insolite, la justesse des dialogues de ce cinéaste au « travail d’orfèvre ». Les compliments cesseront lorsque Jacques Rivette remplacera Rohmer à la rédaction en chef du magazine.

Contemporain de la Nouvelle Vague, il n’a jamais cependant appartenu au mouvement. Il en fut néanmoins un peu sans l’être, en ce qu’il osa filmer des histoires de façon différente de l’usage. Récit d’une soirée entre copains, Ce soir ou jamais, par exemple, se déroule dans un seul décor et est tourné en studio, ce que les gens des Cahiers abhorraient. Mais son originalité, comme il le relatait dans Positif (n° 699), c’est que, dans ce type de films, avant, « les personnages s’étripaient, tout était violent, dramatique et conflictuel, on s’envoyait ses quatre vérités à la figure. Dans [s]on film, il ne se passait volontairement rien ». Deville a décidé qu’il ferait un cinéma différent de celui qu’il avait connu comme assistant.

A la suite de l’échec commercial d’A cause, à cause d’une femme (1962), comédie à poursuites et filatures, où le comédien Jacques Charrier virevolte d’une femme à l’autre, Michel Deville signe un certain nombre de films pour rembourser une partie de ses dettes, parmi lesquels Lucky Jo (1964), avec Eddie Constantine, parodie des polars en vogue, méditation sur le temps qui passe. Et Martin soldat (1966), où Robert Hirsch est un acteur de théâtre devant jouer un officier allemand le jour du Débarquement, avec rebondissements à la To be or not to be, de Lubitsch.

Il renoue avec le thème de l’initiation amoureuse avec Benjamin ou les mémoires d’un puceau (sorti en 1968), situé au XVIIIe siècle, où un jeune homme (Pierre Clémenti) est entouré de femmes dans un château à la campagne. Très inspirée de Marivaux, dans l’esprit des tableaux de Fragonard et de Watteau, cette ode au libertinage, aux jeux de l’amour et du hasard, aux fêtes galantes, fait défiler soubrettes et marquises, Don Juan blasés et donzelles de pastorale pour un festival de fausses confidences, baisers dérobés. Les dialogues de Nina Companeez sont ciselés, mais Deville enseigne aussi l’art de se taire, illustrant sa dévotion pour les caresses, l’art de parler avec ses mains. 

Même inspiration dix ans plus tard, dans Le Voyage en douce (1980), où deux femmes se racontent leurs fantasmes et s’aident à les réaliser. La cohérence de l’œuvre de Michel Deville, dont on a beaucoup vanté l’élégance de l’image, le raffinement du tempo, le charme de l’interprétation, se mesure au fil de ces éducations sentimentales, comme dans un polar ludique, Bye Bye, Barbara (1969), un divertissement endiablé, L’Ours et la poupée (1970), où Brigitte Bardot, mondaine capricieuse en Rolls, poursuit Jean-Pierre Cassel, bohème myope et bougon en 2 CV. Et un film en costumes, Raphaël ou le Débauché (1971), évocation d’une passion impossible, lors du siècle romantique aux jabots à dentelle de Musset, entre un dandy désenchanté, adepte de l’alcool et des lieux mal famés (Maurice Ronet), et une jeune veuve désirable (Françoise Fabian).

Le ton des films de Deville sans Nina Companeez devient plus grave, grinçant, un rien désabusé. Il se montre plus formaliste. Le Mouton enragé (1974) inaugure une réflexion sur l’art de ses personnages à mettre leur vie en scène. Ici, c’est un infirme qui manipule un être malléable et vit à travers lui, par procuration. Le séducteur frustré (Jean-Pierre Cassel) est l’orchestrateur des séductions de son ami, qui est son pantin (Jean-Louis Trintignant), un acteur, un héros de substitution. Même transfert de libido dans La Lectrice (1988), où, payée pour lire des récits érotiques, une femme (Miou-Miou) se plie aux fantasmes de ceux qui l’engagent, changeant de rôle au fil de ses lectures. Dans Le Paltoquet (1986), nous sommes plongés dans le décor théâtral de l’inconscient d’un bistrotier, entre rêve et réalité.

Ces variations sont autant de démonstrations que la vie est un jeu. Ce qu’illustrait déjà L’Apprenti salaud (1977), où Robert Lamoureux, à la gouaille canaille, est un escroc à panache. Ce qu’illustre encore avec brio Péril en la demeure (1985), adapté de René Belletto, où le professeur de guitare qu’incarne Christophe Malavoy croit maîtriser son destin, mais est manipulé par tout le monde, la mère de son élève, le mari tyrannique, la voisine voyeuse, un tueur à gages, jeu de dupes…

Le cinéaste lui-même fit de cette philosophie ludique sa règle : « Le cinéma, pour moi, est toujours un jeu, un jeu d’images, de mots, de musiques, de comédiens », disait-il en 1978 (Cinéma 78, n° 236-237). Chacun de ses films est un défi formel : caméra subjective dans cette étude clinique de l’univers des services de renseignement dont les espions restent invisibles qu’est Le Dossier 51, adapté de Gilles Perrault (1978), et où tout le monde est objet de fiches, rapports informatisés ; sans dialogues dans La Petite Bande (1982), dont l’un des enfants est sourd-muet ; truffé de scènes érotiques sans images dans Le Voyage en douce (1980) ; huis clos en temps réel dans Nuit d’été en ville (1990) ; bande-son se faisant l’écho des pensées des protagonistes, médecin et patients, dans La Maladie de Sachs (1999).

Le cinéma de Michel Deville était aussi un cinéma de regards, ceux que posait le metteur en scène sur des hommes et des femmes qui ne cessaient de s’observer, s’épier, se manipuler. C’était un cinéma explorant l’art des mensonges, des faux-semblants. Et des miroirs, devant lesquels Deville plantait Anna Karina pour répéter les questions qu’elle voulait poser à son amoureux dans Ce soir ou jamais, et qui abondent dans Toutes peines confondues (1992). Deville en semait partout, il adorait les glaces à trois faces, les rétroviseurs ou les murs tapissés de miroirs pour surprendre l’intimité de quelqu’un, flatter les narcissiques, éviter les champs-contrechamps.

Michel Deville s’était vu décerner deux prix Louis-Delluc (en 1967 pour Benjamin, en 1988 pour La Lectrice), le César du meilleur scénario adapté d’un roman pour Le Dossier 51 en 1979, et le César du meilleur réalisateur en 1986 pour Péril en la demeure.


Brigitte Bardot et Michel Deville en 1970
sur le tournage de "L'Ours et la poupée"
Deville y est réalisateur et co-scénariste

2023-02-16-Michel_Deville-avec_BB  


Sur le web
article "Le cinéaste Michel Deville est mort" sur lemonde.fr 
article "Mort à 91 ans de Michel Deville" sur lefigaro.fr


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11 février 2023

Elle 09/02/2023

2023-02-09-ELLE-cover  Elle
n° 4 025

pays: France

hebdomadaire
parution le 09 février 2023
prix: 2,80 €

En couverture: Julia De Nunez + article intérieur de 10 pages intitulé "Initiales BB": l'actrice Julia De Nunez dans la peau de Brigitte Bardot pour présenter la mini-série biopic sur Bardot.

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Julia de Nunez est Brigitte Bardot : rencontre avec la star de la série « Bardot »
> Par Marion Ruggieri ; en ligne sur elle.fr 

La beauté à tomber, le talent renversant, l'énergie rebelle... L'actrice Julia de Nunez a tout pour incarner la cultissime Brigitte Bardot. Dans la série de Danièle Thompson ou dans nos pages, elle redouble le trouble.

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Julia de Nunez est Brigitte Bardot :
rencontre avec la star de la série « Bardot »
- ©Philippe Jarrigeon

La voix n'a rien à voir. L’air de famille, lui, est indéniable : une moue, le blond... mais tout se joue ailleurs, dans le caractère qui affleure à chaque plan. La petite annonce le précisait bien : « Cherche une actrice entre 18 et 22 ans, un tempérament. » C’est la force de Julia de Nunez : ne pas se prendre pour Brigitte Bardot (qui le pourrait ?) dans cette minisérie en six épisodes qui retrace ses jeunes années et sera diffusée au printemps sur France Télévisions, puis sur Netflix. « La consigne initiale était simple, se souvient Danièle Thompson, qui signe avec son fils, Christopher, ce feuilleton virevoltant, mais pas complaisant : ne jamais imiter, incarner. » Alors qui pour interpréter B.B.?

Une ressemblance frappante

Julie_De_Nunez-2023-02-09-ELLE_sitting-2-1 Le casting est lancé, quatre-vingts visages défilent. « Il fallait avoir le courage de se dire que, si on ne trouvait pas la jeune femme, on mettrait tout au panier. » Puis vient Julia, « son naturel, sa manière d’improviser, et cette personnalité qui explose l’écran ». Du côté de Julia, on est moins affirmatif. « J’ai répondu à la petite annonce sur les réseaux sociaux, je pensais que c’était pour un court-métrage, un truc d’été. Rien n’était précisé : ni le réalisateur ni le projet. Après les premiers essais, très froids, j’ai appelé ma mère pour lui dire : “C’est foutu !” » Julia n’a jamais passé de casting de sa vie, elle a 20 ans, entame sa première année d’études théâtrales. « Je n’avais pas d’agent, je ne savais même pas ce que c’était, j’avais juste vu la série “Dix pour cent” ! » De Bardot, elle connaît les films, mais pas que... « Elle a eu une place un peu particulière dans ma vie. Cette ressemblance, on me l’a toujours fait remarquer dans la rue, à l’étranger, au Monténégro, en Italie... du coup, mes copains s’amusaient à m’offrir des posters d’elle. » Vers 10 ans déjà, la gamine tombe sur une pochette du DVD de « Et Dieu... créa la femme », « Je n’avais encore jamais perçu cette forme de sensualité, c’était envoûtant ». Autrement dit : « Ce rôle, j’en avais vraiment envie, j’en ai même eu besoin, ça m’a fait beaucoup de bien, ça a mis de l’ordre dans ma vie. » Julia incarne B.B. de 15 ans à 26 ans. « Usant, dit-elle, une vie en accéléré. »
La jeunesse de B.B

Julie_De_Nunez-2023-02-09-ELLE_sitting-4-1 « Un rêve qui se transforme en cauchemar, une prison dorée, quelque chose de totalement inédit », résume Danièle Thompson à propos des débuts explosifs de la star, qu’elle a d’ailleurs croisée à plusieurs reprises. « Je devais avoir 20 ou 25 ans quand je l’ai aperçue une première fois chez l’impresario Olga Horstig, puis lors d’une fête à La Madrague, où nous étions très nombreux, et enfin à un déjeuner avec Gunter Sachs [son troisième mari, ndlr]. C’était un bonheur de la regarder, tout était inouï. Comment dire ? Il était difficile de ne pas être intimidé par son image. Alors on observait. On se disait : je suis en train de déjeuner avec B.B.! »
«Je pense que sa notoriété était telle que même dans son proche entourage les gens n’arrivaient plus à la voir pour elle-même, reprend Julia. C’est peut-être pourquoi elle cherchait cette intimité extrême avec les hommes, pour retrouver un lien profond avec qui elle était. » Julia, à rebours de son personnage, a mis sa vie personnelle entre parenthèses pendant le tournage, « une immersion bienvenue, un sentiment de solitude parfois envahissant, qui contrastait avec l’ambiance du plateau, et a servi le rôle ». Dans la vie, elle serait plutôt du genre coup de foudre : « Ça m’arrive rarement, mais quand ça m’arrive, ça n’est jamais dans la demi-mesure. Ce n’est jamais : “Il me plaît bien”, c’est tout de suite : “Je suis amoureuse” ! »
La liberté de B.B., sa rébellion, pendant de sa solitude, elle en a pris la mesure au fil des pages du scénario et des prises. « J’ignorais qu’elle venait d’un milieu très bourgeois, au vu de la femme qu’elle est devenue, c’est surprenant. L’amour à 15 ans avec Vadim, le cinéma... Elle avait du cran ! Je ne sais pas si les gens de ma génération mesurent l’avant-gardiste qu’elle était à 20 ans. Pionnière sans le vouloir, sans le revendiquer, sans prosélytisme. Elle a eu un rôle phare sur des sujets brûlants. » Liberté sexuelle, refus des schémas familiaux traditionnels, IVG, maternité non désirée, la série n’élude rien. « Bardot n’a pas honte de dire : j’ai le droit de ne pas vouloir fonder une famille, de ne pas vouloir être mère, de vivre ma vie comme je l’entends. C’était choquant à l’époque, et ça l’est toujours. Il faut avoir des enfants à un certain âge, être arrivé à un point de sa vie à un moment précis, sinon on n’est pas normal, on est marginal. Je vois les autres autour de moi échafauder des projets d’avenir... On a l’impression que tout est étape, et que, si on en saute une ou qu’on en rate une, on est à côté, ce n’est pas bien. Être comédien, c’est un peu échapper à ça : on ne sait pas de quoi demain sera fait, si on va jouer, être payé... »

Une future star ?

Julie_De_Nunez-2023-02-09-ELLE_sitting-3-1Une autre scène percute l’actualité: B.B. giflée par Clouzot, son réalisateur, en plein tournage de « La Vérité ». « J’imagine et j’espère que ça ne se passerait plus comme ça. Clouzot la torturait, lui filait des baffes, des somnifères, tout cela est vrai. » Qu’est-ce que cela inspire à la jeune comédienne des années 2020 ? « #MeToo, nos profs ne nous en parlent pas frontalement, mais ils font attention. Par exemple, ils nous demandent : “Je peux te toucher l’épaule ?” » On sent que c’est récent dans les mots, dans les gestes, ils expérimentent, prennent des précautions. Notre génération est très engagée, militante, par rapport à la précédente. Cela soulève des questions complexes, car, sur un tournage, on a forcément une certaine proximité, mais où est la bonne proximité ? Quelles sont les limites ? Est-ce qu’un comédien devrait avoir des limites ? » Julia a décliné le coach proposé par la production pour chorégraphier les scènes intimes. « J’étais à l’aise, je savais qu’on allait faire attention les uns aux autres. »
Les autres ? Une kyrielle de jeunes comédiens emmenés par l’émouvant Victor Belmondo dans le rôle de Roger Vadim, l’amant devenu confident. L’acteur l’a voulu tendre et surtout pas rancunier. « Julia est fabuleuse, s’exclame Victor. Je l’ai rencontrée lors du casting et, tout de suite, je me suis dit : “C’est quoi, cet objet cinématographique non identifié ?” Chaque jour, elle m’impressionnait davantage, et, au moment de visionner le film, je me suis carrément pris une claque ! »
Au figuré. Julia n’est pas du sérail. Une mère libraire, un père ancien journaliste, un frère qui étudie l’histoire... Cette Parisienne à l’accent titi et au look d’étudiante, qui roule ses clopes et lutte contre son addiction au portable, qui se dit ultra-nostalgique « de [sa] jeunesse [sic] et des sixties », l’avoue humblement, elle ne se projette pas. Elle compte poursuivre ses études de théâtre et écrire à Bardot, que Danièle Thompson a prévenue en amont, « par respect ». « Elle est au courant de ce projet, mais je pense qu’elle se protège, ça doit être étrange, présume la réalisatrice avec tact, il faut la comprendre. » « Si je lui écris, ça n’est pas par devoir, c’est pour moi aussi, conclut Julia. Jouer quelqu’un de vivant dans un biopic induit une part de culpabilité. J’aimerais bien la remercier, je n’attends pas de réponse. » Julia cherche encore les mots, mais elle a trouvé sa voie.

La minisérie « Bardot », écrite et réalisée par Danièle Thompson et Christopher Thompson, sera diffusée au printemps sur France 2 et France.tv.


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copyright text Elle.

4 février 2023

Décès de Paco Rabanne

Le créateur franco-espagnol Paco Rabanne est décédé ce vendredi 3 février 2023, à l’âge de 88 ans.

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Biographie

Né le 18 février 1934 à Pasaia, dans le Pays basque espagnol, Francisco Rabaneda y Cuervo (de son vrai nom) côtoie la mode dès son plus jeune âge puisque sa mère est première main chez Cristobal Balenciaga. Le destin de sa famille prendra un tournant tragique lorsque son père, colonel dans les forces républicaines, est fusillé en 1939 par les troupes franquistes. Il fuit alors son pays avec sa mère et s’installe près de Morlaix, en Bretagne. Il n’a alors que cinq ans.

En 1951, il déménage à Paris pour suivre des études d’architecture à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il financera ses études en réalisant des croquis de mode (notamment des dessins de chaussures pour Charles Jourdan), puis en devenant accessoiriste pour les grandes maisons de mode (Nina Ricci, Balenciaga, Pierre Cardin, Courrèges, Givenchy…). Ses dessins sont remarqués par des professionnels, qui l’inviteront à les publier dans le prestigieux « Women’s Wear Daily ». De plus en plus intéressé par la mode, il lancera en 1965, les « Pacotilles », des accessoires en rhodoïd (boucles d'oreilles, lunettes, casques), avant de fonder sa marque éponyme l’année suivante. 

En 1966, il présente sa première collection baptisée « Manifeste, 12 Robes Importables en matériaux contemporains » faites de sequins et plaques en rhodoïd. Avec son allure futuriste qui ne ressemble en rien à ce qui existe sur le marché et les matériaux innovants utilisés pour sa création, cette ligne séduit. Il sera bientôt plébiscité par les artistes: ses créations sont visibles dans des films tels que Deux ou trois choses que je sais d'elle de Jean-Luc Godard, Les Aventuriers de Robert Enrico ou encore Voyage à deux (Two for the road) de Stanley Donen et Casino Royale de John Huston et il habille Jane Fonda pour le film futuriste Barbarella de Roger Vadim.
D'autres célébrités comme comme Françoise Hardy (qui rendra célèbre sa robe en plaques d'or incrustées de diamants), Brigitte Bardot et Mylène Farmer (pour sa tournée de 1996) portent ses créations.

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 Ses détracteurs pointeront du doigt un vestiaire inconfortable et pas assez pratique. Mais Paco Rabanne n’en n’a que faire. Il continue d’expérimenter à l’aide de matériaux métalliques, plastique moulé, papier, cuir fluorescent et même or et diamants. En parallèle, il dessine une ligne de prêt-à-porter homme puis femme et se diversifie dans la parfumerie. Le succès est au rendez-vous.

Dans les années 1990, il s'est également illustré dans les médias par son excentricité et à travers des prédictions (comme celle d'une station de mire qui s'écraserait en France 1999 faisant des milliers de morts et qui s'est révélée fausse) et le récit de ses prétendues vies antérieures (dont celle d'avoir été une prostituée du temps de Louis XV ou encore d'avoir assassiné Toutankhamon), mais aussi d'avoir reçu la visite d'extraterrestres, avoir 75 000 ans. 

À partir de 1999, il se retire progressivement de l’industrie. En 2013, le créateur Julien Dossena, prend la tête de la maison, en perte de vitesse. Depuis son arrivée, elle renaît de ses cendres et s’impose comme l’une des griffes de luxe les plus innovantes de l’industrie.


Brigitte Bardot a porté plusieurs vêtements signés Paco Rabanne:

1 - En 1966, la robe et son chapeau métallique dans le film A Coeur Joie
2 - En 1967, grimée en Bonnie pour la chanson Bonnie & Clyde du BB Show
3- En 1967, en tenue futuriste pour chanter Contact dans le BB Show

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Entre 1967 et 1969, plusieurs robes courtes Paco Rabanne
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Le 28 novembre 1969, à la soirée "Nuit du cinéma" à Paris
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22 janvier 2023

Intimité, 20/01/2023

2023-01-20-intimite-france  Intimité
n° 39

pays: France

trimestriel
parution le 20 janvier 2023
prix: 3,99 €

En couverture: Brigitte Bardot + article intérieur de 4 pages intitulé "Brigitte Bardot: les secrets de St Trop"

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1 janvier 2023

Bonne Année / Happy New Year 2023

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Meilleurs Voeux
pour 2023

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Best Wishes
for 2023

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1 janvier 2023

Le Journal du Dimanche, 31/12/2022

2022-12-31-JDD-cover   Le Journal du Dimanche
n°3964

pays: France
semaine du 31 décembre 2022
Le Journal Du Dimanche est un hebdomadaire français qui paraît tous les dimanche.
En couverture: Les personnalités préférées des français + interview de Brigite Bardot

- article -
2022-12-31-JDD-interview-1 


Brigitte Bardot, 49e du Top 50 : « Je n’ai jamais compris pourquoi je n’apparaissais pas jusqu'à maintenant »
> Par Barbara Théate ; en ligne sur jdd.fr 

INTERVIEW - Brigitte Bardot revient sur son classement dans le Top 50 des personnalités préférées des Français. La défenseuse de la cause animale est ravie d’intégrer le Top 50 du JDD. Avec sa verve et sa franchise habituelles, elle confirme rester fidèle à ses idées et ses combats

Qu’est-ce que ça vous fait de figurer parmi les 50 personnalités préférées des Français ?
Ça ne m’étonne pas ! Je dirais même : « Enfin ! » Je n’ai jamais compris pourquoi, jusqu’à maintenant, je n’apparaissais pas dans votre Top 50 car je reçois plein de lettres de gens merveilleux qui me déclarent leur amour et m’apportent leur soutien : ils me remercient de dire des choses vraies, de ne pas pratiquer la langue de bois, et ils me disent qu’ils sont d’accord avec moi. Ce qui me touche le plus, c’est qu’ils me trouvent humaine, gentille, bonne, généreuse. Ça me fait très plaisir.

Vous leur répondez ?
Pas à tous car je reçois à peu près 150 lettres par jour ! Elles viennent du monde entier : de Chine, du Japon, de Russie, des États-Unis, d’Allemagne… Il faut dire que je suis aussi très active sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter. Cela m’amuse beaucoup, ces nouveaux outils de communication qui permettent d’être actif sans être forcément dans la lumière.

Vous vous tenez en effet plutôt à l’écart des feux médiatiques…
J’en ai soupé des projecteurs, alors ça me fait plaisir de m’installer dans une lumière complètement naturelle. Qui me va bien et me rend heureuse.

Comment expliquez-vous le fait d’être toujours dans le cœur du public ?
Je ne sais pas vraiment. Il doit exister un lien avec ma simplicité de vie, le fait que je ne baisse jamais les bras et que je réponds beaucoup à ceux qui ont besoin d’aide : quand quelqu’un est seul, malade ou dans la détresse, je m’en occupe. Et puis, bien sûr, il y a la défense de la cause animale, à laquelle je n’ai jamais renoncé : je me battrai toujours car je n’ai rien obtenu de ce que je demande depuis cinquante ans : l’arrêt de l’hippophagie, des sacrifices rituels et de la corrida, l’interdiction de la chasse à courre et des expérimentations animales dans les laboratoires qui infligent des tortures abominables, la suppression des élevages concentrationnaires… Et je peux continuer à vous en citer comme ça jusqu’à demain matin !

C’est cet engagement qui vous fait tenir ?
C’est lui qui me donne envie de me lever le matin. Et puis je suis très remontée contre certains êtres humains pour lesquels j’éprouve un mépris absolu : tous ceux qui font du mal, qui polluent et détruisent la planète pour faire du fric.

Beaucoup de choses vous révoltent ?
La guerre en Ukraine me fait vraiment mal au cœur car je constate que la folie des hommes ne fait qu’empirer. Je vous le dis : la fin du monde ne va pas tarder à nous tomber sur la tête !

Quelle est la personnalité que vous trouvez la plus marquante ?
Moi ! Non, je rigole. Je ne m’extasie pas sur une personne en particulier. J’éprouve une vraie fascination pour les grands musiciens, les pianistes, violonistes et chefs d’orchestre talentueux. J’applaudis ceux qui s’occupent des animaux dans les pays étrangers, qui risquent leur vie face aux braconniers ou se dévouent pour les chiens errants, qui font tout pour venir en aide aux espèces en péril, martyrisées ou abandonnées. Il y a plein de gens qui font beaucoup de bien dans leur vie et dont on ne parle jamais. Et moi, j’ai une grande admiration pour eux.

Qu’espérez-vous pour 2023 ?
Que Macron ne soit plus là. Il ne s’occupe de rien. Il ne fait rien pour les gens, ni pour les animaux. Et encore moins pour la France.

L’an prochain, France 2 diffusera une série sur votre vie écrite par Danièle et Christopher Thompson. Avez-vous été contactée par la production ?
Je ne suis même pas au courant de ce truc ! Mais je m’en moque : la seule chose qui importe, c’est ma vraie vie avec moi dedans, et pas des biopics à la con !

De quoi êtes-vous le plus fière ?
De mon courage, peut-être. D’être restée fidèle à mes idées, aussi, malgré les échecs. J’ai beaucoup de chance à 88 ans d’être toujours comme je suis : avec force, courage, intelligence et santé.


La méthodologie du Top 50

L'enquête a été menée par l'Ifop pour le JDD du 12 au 14 décembre 2022 auprès d'un échantillon de 1 005 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus (méthode des quotas, questionnaire autoadministré en ligne). Si l'an dernier, deux Top 25 (hommes et femmes) ont été réalisés, l'édition 2022 revient à un Top 50 mixte.
En tout, 106 personnalités ont été proposées. Les 50 premiers hommes et femmes de l’édition 2021 ont été de nouveau proposés. Les autres noms ont été désignés soit par les internautes parmi une liste de 120 postulants, soit choisies par la rédaction du JDD pour certaines personnalités politiques qui ont fait l'actualité dans l'année - le président de la République est par exemple toujours testé par défaut. Les internautes ont ainsi présélectionnés ces 21 « candidats » au Top 50 :

10 hommes : Camille Combal, Alain Chabat, Robert Badinter, Pierre Niney, Grand Corps Malade, Alain Souchon, Vincent Lindon, Mathieu Chedid (M), Thomas Dutronc et Gad Elmaleh ;
11 femmes (il y a eu deux ex-aequo) : Camille Cottin, Leïla Bekhti, Marlène Schiappa, Isabelle Adjani, Carole Bouquet, Fanny Ardant, Juliette Armanet, Anne-Claire Coudray, Marina Foïs, Sandrine Kiberlain et Léa Salamé.


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copyright text JDD

30 décembre 2022

L'Équipe, 29/12/2025

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L'Équipe
n°1229
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pays: France
paru le 29/12/2025
prix: 2,60 €
quotidien national 
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.Intérieur: 1 pages consacrée à BB:
BB initiales sportives
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25 décembre 2022

Joyeux Noël / Merry Christmas 2022

NOEL2023BB 

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Joyeux
Noël
2022

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NOEL2023GIF 

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Merry
C
hristmas 
2022

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NOEL2023BB2 


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