"J'ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes
et maintenant je donne ma sagesse
et mon expérience aux animaux."
(phrase prononcée en 1986 lors de sa vente aux enchères)
Deux photographies de Jean Barthet en vente, signées par Brigitte Bardot. le 7 mars 2013 en ligne surlejdd.fr
Deux photographies prises par Jean Barthet et contresignées par Madame Brigitte Bardot, seront mises en vente le 19 mars 2013, par Artcurial. Le bénéfice de la vente de ces deux photos sera reversé a la fondation Brigitte Bardot.
Jean BARTHET (1920-2000) Brigitte Bardot Tirage moderne argentique sur papier baryté Au dos tampon Jean Barthet Dédicacé sur le devant de la photographie à l'encre argent par Brigitte Bardot.
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Artcurial 7 rond-point des Champs-Élysées 75008 Paris
CRITIQUE DVD - Les magasins rangent les films pour mieux attirer les acheteurs. Ainsi, quand on se balade dans le rayon "film français", classés souvent suivant l'acteur, on trouve la série des films tournés par les célébrités, des plus grands films aux nanars.
Ainsi, j'aime regarder Brigitte Bardot: quoi qu'elle joue, elle est si particulière, si belle, si naturellement désirable, que je veux bien regarder n'importe quoi, du plus grand des films (Le mépris par exemple, où Jean-Luc Godard lui fit précisément jouer le rôle de Brigitte Bardot, c'était le plus adéquat) au dernier des petits.
Je trouve ainsi un film dont j'ignorais l'existence: La parisienne. Ce film de Michel Boisrond est sorti en 1957. Il est disponible en DVD dans la collection "Années 50" du producteur René Château.
Je me dis que cela ne doit pas être un film impérissable, mais Brigitte Bardot, du temps de sa splendeur, c'est-à-dire de sa jeunesse insolente faisant un pied-de-nez aux beautés plus distinguées et plus apprêtées, en est l'héroïne. Cela me suffit.
Un pur film des années B.B.
La page fixe sur laquelle s'ouvre le DVD ne s'y trompe pas, qui me propose non seulement le film, mais encore un documentaire sur "le cinéma des années 50" et la "bande-annonce" du film. Ce côté document, on le retrouve à travers de grands acteurs, très jeunes alors, dans des rôles minuscules: Judith Magre en serveuse de bistrot, Guy Tréjean en officier de protocole, etc. C'est donc pour cinéphile, entendez celui qui n'ignore rien et regarde tout ce qui passe. Pour voir Une parisienne, Il faut donc être un lettré du cinéma ou bien un ignorant qui gobe tout... Me voilà avertie!
Sur la couverture, B.B. est dessinée, en robe rouge très, très décolletée, avec des talons rouges, bien avant que Louboutin ne débarque. On est B.B. ou l'on ne l'est pas, pas besoin de designer. En 1957, elle est magnifique, jambes bronzées, cheveux blonds, lèvres rouges. J'aime les stéréotypes, surtout quand c'est la nature qui a fait coïncider la personne de B.B. avec l'idéal. Je remarque au passage que le personnage que B.B. interprète s'appelle Brigitte: pas de doute, le film n'a pour objet que de retenir l'image de Brigitte Bardot, du temps où elle était cette splendide belle plante.
D'emblée, je suis d'accord pour accepter un médiocre film dans lequel elle va rayonner. Une personne resplendissante, éclatante naturellement, riante, blonde, c'est si rare. Je regarde le film pour retrouver cette merveilleuse personne qui n'existe plus: B.B.
Il ne faut pas chercher une histoire cohérente et structurée...
Cela commence sur les Champs-Elysées, sur lesquels B.B. roule en décapotable rouge. Puis, elle entre à Matignon dans la cour duquel sont rangées les D.S. (j'ai une pensée pour les mythologies de Roland Barthes et pense que B.B. en fait aussi partie). En 1957, elle est encore une jeune fille dont les jupes sont en dessous du genou.
Brigitte court après un homme plus âgé qu'elle, Michel (joué par Henri Vidal), le chef de cabinet de son père, le président du Conseil (nous sommes encore sous la 4e République). Bardot joue très mal mais cela contribue à la rendre encore plus mignonne. Elle ouvre grand les yeux pour montrer qu'elle est innocente et rit pour faire ressortir ses fossettes d'enfant.
Elle est censée être la secrétaire de Michel, qui a du mal à se concentrer alors qu'elle fait la danse des sept voiles devant lui et qu'elle l'épouse de force. L'histoire est invraisemblable, mais enfin c'est plus amusant que L'exercice de l'Etat, film sérieux et pourtant truffé d'inexactitude. Au moins, ici nous sommes en pleine comédie.
Les grands noms
En outre, quel plaisir de retrouver Noël Roquevert qui joue un vieux mari ronchon et jaloux, jetant des regards suspicieux sur ceux qui s'approchent de son épouse, laquelle est l'une des nombreuses maîtresses de Michel. Cette épouse est interprétée par Claude Maurier, (qui joua notamment la mère dans Les 400 coups). Elle est ici une intrigante, impérieuse et sans cœur. Oui vraiment, nous sommes en plein parisianisme!
Charles Boyer, toujours élégant et distingué, arrive en prince consort, venu de l'étranger en visite officielle. Dans une comédie, il ne faut jamais lésiner sur les titres! Il est dit que le prince aimerait avoir "l'hommage de Paris": il ne va pas être déçu, puisqu'il rencontre Brigitte. Certes, il accompagne la reine, mais si cela n'était pas un peu compliqué, la comédie perdra un de ses principes de base. B.B. apparaît à la soirée en robe rouge moulante et fait face au Prince Charles (cela ne s'invente pas). Elle fait alors le pari de le séduire, ce qui est jeu d'enfant, lorsque l'on est B.B., geignant de chercher ses perles égarées sous le guéridon.
En effet, dans une comédie à la française, il faut ces jeux de quadrille. Le film nous en fournit, avec des scènes où tous en robe de chambre se retrouvent dans la chambre de Michel entouré de toutes ces femmes en chemises de nuit qui l'appellent Mon chéri et qui dénient pourtant avoir le moindre lien les uns avec les autres.
La beauté pure de B.B., servie par la faiblesse du film
On ne saurait dire qu'il y a véritablement une histoire. Il ne s'agit que de servir la beauté de B.B., au fur et à mesure de scènes, comme on habillait les poupées de Peynet. Ainsi, elle se marie avec Michel, qu'au passage elle a cessé d'aimer -c'est ballot- et on peut l'admirer dans une belle robe de satin blanc qui souligne ses formes. Elle se déshabille pour le spectateur et se dévoile en corset blanc, en ayant laissé l'homme fraîchement épousé à la porte.
Quand ils se disputent, c'est-à-dire très souvent, elle se déshabille -pourquoi pas prendre ce prétexte?-, prend un bain en montrant ses belles jambes (c'est bien la meilleure position pour se disputer, n'est-ce pas?) et court dans l'appartement simplement vêtue d'une serviette de bains, les cheveux en bataille, dansant sur une musique entraînante sortant d'un pick-up. Bref, B.B.
Des scénettes autour de B.B.
Le film est composé de tableaux.
Par exemple:
B.B. en soubrette, mettant un tablier blanc sur sa robe Balmain de couleur caramel à encolure plongeante et servant à table, avec la maladresse qui va de soi, son mari et la maîtresse de celui-ci. La robe est si étroite que B.B. ne peut faire que des petits pas et le tissu si fin qu'on peut voir sa peau blanche au travers.
B.B. sur la plage de Nice en bikini, qui se demande avec ingénuité si elle ne va pas s'enrhumer à être si peu vêtue, question posée avec la moue boudeuse bien connue.
B.B. allongée sur un divan, buvant un porto et dissertant en balançant ses pieds nus.
J'aime bien cette succession de tableaux, charmants et vains. J'aime beaucoup le dernier: Brigitte se tourne de trois/quart vers la caméra, fait la moue et adresse un clin d'œil aux spectateurs.
Les Dates de sorties dans le monde Italie: 4 septembre 1954 Turquie: décembre 1955 France: 27 avril 1956 Allemagne de l'ouest: 8 novembre 1957
Le Titre du film dans le monde France: Haine, amour et trahison France (synopsis): Tradita Espagne: Traicionada USA: Concert of Intrigue USA: Night of Love Turquie: Düsman kardesler Italie: La notte delle nozze Grèce: Prodosia kai pathos Grèce: Agapi kai prodosia Allemagne: Verrat
Fiche technique Réalisateur: Mario Bonnard Assistant réalisateur: Sergio Leone Scénaristes: Mario Bonnard et Vittorio Nino Novarese Producteur: Gaston Hakim Distributeur: Mondial Films Son: Mario Morigi Musique: Giulio Bonnard Image: Tonino Delli Colli Montage: Nella Nannuzzi Costumes: Vittorio Nino Novarese Décors: Fulvio Barsotti, Piero Filippone Genre: mélodrame Durée: 98 minutes en noir et blanc
Distribution Brigitte Bardot: Anna Pierre Cressoy: Franco Alberti Lucia Bosé: Elisabeth Tatabor Giorgio Albertazzi: Conte Enrico Alberti Camillo Pilotto: Don Eugenio - il parroco Henri Vidon: Lieutenant Schumann Tonio Selwart: General Renner Nino Capozzi: Un officier Vera Carmi: infirmière Carlo Duse: agent espionne Diana Lante: Contesse Eleonora Alberti
Synopsis
1915. Les Alberti, une famille noble italienne, vit en Autriche. A l'aube du premier conflit mondial les relations entre les deux pays se tendent et la guerre devient inévitable. Franco Alberti, en relation avec les Italiens, est ramené en Autriche par son frère Enrico sous le prétexte fallacieux d'une maladie grave dont leur mère souffrirait. Enrico, en cheville avec le pouvoir autrichien, fait surveiller son frère, espérant repérer d'éventuels résistants parmi ses fréquentations. Facteur supplémentaire de discorde, les deux frères sont tous deux amoureux d'Anna, la jolie nièce d'un officier en contact avec Enrico. Sauf qu'Anna a choisi Franco, qu'enrico doit maintenant écarter s'il veut conquérir la jeune femme ...
>> Sur le web: - tout sur le film sur imdb (en anglais) - infos sur le film sur wikipedia(en français)
Les Dates de sorties dans le monde France: 9 mars 1954 Allemagne: 20 août 1954 Portugal: 9 novembre 1954 Finlande: 14 janvier 1955 Danemark: 21 mars 1955 Suède: 28 mars 1955 USA: 8 mars 1957 UK: 1960
Le Titre du film dans le monde France: Si Versailles m'était conté Espagne: Si Versalles pudiera hablar Italie: Versailles Hongrie: A Versailles-i kastély USA: Royal Affairs in Versailles UK: Fabulous Versailles Grèce: An milousan oi Versallies Finlande: Kevytmielinen Versailles Suède: Om Versailles kunde berätta Portugal: Se Versalhes Falasse Allemagne: Versailles - Könige und Frauen
Fiche technique Réalisateur: Sacha Guitry Scénariste: Sacha Guitry Dialogue Script: Producteurs: Clément Duhour, Sacha Guitry, Ignace Morgenstern Distributeur: Cocinor Musique: Jean Françaix Image: Pierre Montazel Montage: Raymond Lamy Maquillage: Marcel Rey Coiffure: Alex Archambault Costumes: Monique Dumas, Alex Papin, Maggy Rouff Décors: René Renoux Lieux de tournage: Versailles, Yvelines Genre: comédie Durée: 165 minutes en couleur
Distribution Michel Auclair: Jacques Damiens Jean-Pierre Aumont: Le cardinal de Rohan Jean-Louis Barrault: Fénelon Jeanne Boitel: Madame de Sevigné Gilbert Bokanowski: Louis XVI Bourvil: guide du musée Versailles Gino Cervi: Cagliostro Jean Chevrier: Turenne Aimé Clariond: Rivarol Claudette Colbert: Madame de Montespan Nicole Courcel: Madame de Chalis Danièle Delorme: Louison Chabray Yves Deniaud: Le paysan Daniel Gélin: Jean Collinet Fernand Gravey: Molière Sacha Guitry: Louis XIV Pierre Larquey: guide Jean Marais: Louis XV Georges Marchal: Louis XIV jeune Lana Marconi: La reine Marie-Antoinette / Nicole Legay Mary Marquet: Madame de Maintenon Gaby Morlay: Madame de la Motte Giselle Pascal: Louise de la Vallière Jean-Claude Pascal: Axel de Fersen Édith Piaf: une fille du peuple Gérard Philipe: D'Artagnan Micheline Presle: Madame de Pompadour Jean Richard: Du Croisy / Tartuffe Tino Rossi: Le gondolier Raymond Souplex: Le commissaire-priseur Jean Tissier: guide du musée de Versailles Charles Vanel: Monsieur de Vergennes Orson Welles: Benjamin Franklin Pauline Carton: La Voisin Jean Desailly: Marivaux Gilbert Gil: Jean-Jacques Rousseau Marie Mansart: Madame de Kerlor Nicole Maurey: Mademoiselle de Fontanges Jean Murat: Louvois Jean-Jacques Delbo: Monsieur de la Motte Louis Seigner: Lavoisier Rôles non crédités: Martine Carol: La duchesse de Bouillon (scènes supprimées) Martine Alexis: Madame de Nouchy Jean-Louis Allibert: Le Vau Alex Archambault: Léonard Paul Azaïs: un révolutionnaire Brigitte Bardot: Mademoiselle de Rozille Annie Cordy: Madame Langlois Robert Hirsch: Le duc de Charmeroy Jacqueline Huet: Une dame de la cour Jacqueline Maillan: Une dame visitant Versailles
Synopsis
L'histoire du château de Versailles vue par Sacha Guitry, au travers de quelques épisodes et portraits des personnalités qui y ont vécu. Le succès de ce film a incité Guitry à réaliser l'année suivante un second long-métrage du même modèle sur l'histoire de la ville de Paris : 'Si Paris nous était conté'.
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