Pour ma part je n'ai qu'un mot à dire: honteux !!
Je pourrai bien en dire des choses sur ces réactions méprisantes de ce "petit" milieu du cinéma français.
Ce manque total de respect, lamentable, minable, scandaleux. Honte à vous: autant ceux qui huent, sifflent, vocifèrent que ceux qui n'applaudissent pas.
Les César sont l'institution culturelle et officielle du cinéma français, les invités présents "représentent" cette "culture française": vous êtes des personnes bien "petites" , incapables de différencier l'art/ l'artiste, sa carrière et la personne qu'elle était dans la vie, sans rien vraiment savoir car sans la connaître. De toute façon, j'ajouterai qu'il n'y a eu que très peu d' hommages télévisuels suite à sa disparition, traduisant alors un boycott total et par conséquent, une sorte de prise de position de négation sur ce qu'elle a représentée dans le cinéma français, et par là même, une récupération politique d'événements culturels. Sommes-nous réellement en démocratie quand le service public n'est pas capable de rendre hommage, à travers la diffusion d'innombrables émissions ou de films, à une personnalité qui a représentée la France à une époque de sa vie ?
J'en reviens au mot qui résume ma réaction: une véritable honte sur l'état d'esprit des français, car la cérémonie est un relai médiatique au niveau international. Quelle image déplorable le public français donne ici dans le cadre d'un hommage suite au décès d'une personnalité qui a marqué, au delà du cinéma, la culture française à une certaine époque.
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La presse qui relaye l'événement s'indigne à son tour, quelques extraits:
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- Sur le résumé du déroulement de la cérémonie, le site de Paris Match revient sur ce qui était positif et ce qui était négatif "Ce que l'on a pas aimé": Les sifflets pour Brigitte Bardot
Une honte. Des personnes invitées aux César - nous espérons qu’il ne s’agit pas de nommés - ont hué l’hommage à Brigitte Bardot. Un « raciste » a même été proféré. Scandaleux.
Dans un autre article intitulé "«Raciste» : des huées après l'hommage à Brigitte Bardot à l'Olympia lors des César 2026" , Paris Match publie:
L'Académie des César avait réservé un hommage à l'actrice Brigitte Bardot lors de la 51e cérémonie. Ce qui n'a pas plu à toute l'assistance. Bien sûr, les lâches sont restés dans l’obscurité. Après le bref mais vibrant, et plutôt joli, hommage à la regrettée Brigitte Bardot, par un clip de ses meilleurs rôles, des huées ont été entendues dans la salle de l’Olympia, à Paris, lors de la 51e cérémonie des César ce jeudi 26 février. Niveau sonore, elles ont largement dépassé les très timides applaudissements. On peut penser que BB « paie » ici ses prises de position politiques très extrêmes, mais regretter aussi le manque de respect envers les personnes disparues, quelles que soient leurs idées.
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- Sur sa page facebook, Le Tribunal du Web publie ce texte:
La 51e cérémonie des César, qui s’est tenue ce jeudi 26 février 2026 à l’Olympia, a été marquée par un moment de vive tension. Alors que l’Académie projetait un clip hommage retraçant la carrière légendaire de Brigitte Bardot, disparue récemment, une partie de la salle a réagi par des huées sonores. Ces sifflets, qui ont largement couvert les timides applaudissements de l'assistance, témoignent de la fracture persistante que l'actrice laissait derrière elle : celle d'une icône absolue du septième art rattrapée par ses prises de position politiques jugées extrêmes et « r*cistes » par ses détracteurs.
Pourtant, le vibrant montage rappelait l'ascension fulgurante de celle qui, dès ses 17 ans dans Le Trou normand, allait devenir le s3x-symbol mondial des années 50 et 60. De sa collaboration mythique avec Jean-Luc Godard dans Le Mépris à son statut d'ambassadrice de l'élégance française, Brigitte Bardot a marqué l'histoire du cinéma de manière indélébile. Mais ce jeudi soir, le public des César a semblé vouloir sanctionner la femme derrière le mythe, refusant de séparer l'œuvre de l'actrice de ses multiples condamnations pour provocation à la haine raciale survenues durant sa seconde vie de militante.
Ce clash à l'Olympia relance le débat sur le respect dû aux disparus lors des cérémonies officielles. Si certains regrettent un manque de dignité face à une figure qui avait abandonné les plateaux à seulement 38 ans pour se consacrer corps et âme à la cause animale, d'autres voient dans ces huées un geste politique nécessaire. Entre la célébration d'une carrière révolutionnaire et le rejet d'une parole jugée indécente par une partie du milieu culturel, l'hommage à « BB » restera sans doute comme l'un des moments les plus controversés de l'histoire des César.
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- Sur le site du Figaro, publication d'un article intitulé: "Cérémonie des César : «Les huées lors de l’hommage à Brigitte Bardot, une farce prévisible et anachronique»"
L’écrivain Thomas Morales ironise sur les quelques sifflets entendus ce jeudi lors de la cérémonie des César au moment d’un hommage à Brigitte Bardot. Le camp du bien s’est ridiculisé, souligne-t-il.
En France, dans les milieux culturels, dans l’entre-soi cinématographique, on insulte les morts. C’est à la mode. Impunément. Par résistance factice, par fanfaronnade infantile, par bêtise commune ; sûr de son bon droit, certain d’être dans le camp du bien, on se ridiculise. Chez ces gens-là, qui ne représentaient pas une majorité (loin de là), on se sent assez décomplexé pour huer, pour salir, pour manifester une humeur, une aigreur, comme si quelques sifflets dans une cérémonie officielle pouvaient effacer une carrière, écorner un mythe, noircir notre mémoire, déconstruire les fantasmes du monde d’avant.
Jeudi, quelques-uns, pour le plaisir de parader, ont montré ostensiblement leur mécontentement. Cette «action civique» bruyante et brouillonne n’est pas une faute politique, plutôt une faute d’éducation. Le savoir-vivre, la correction à la française, la pondération courtoise imposent la retenue en toute situation. Verriez-vous Jean Gabin et Romy Schneider en avril 1976, lors de la première remise, se comporter d’une façon aussi cavalière ? On peut détester les prises de position de l’actrice et cependant, à la vue des quelques extraits diffusés, reconnaître sa trace dans l’histoire du cinéma, sa beauté tragique et son innocence carnassière. Cette femme a révolutionné notre regard. Le cinéma lui doit son émancipation. Il y a un temps pour la bataille idéologique, un autre pour l’apaisement et le recueillement.
BB aura passé sa vie entière à encaisser les quolibets, les insultes, les jalousies et les caricatures, ce n’est pas une bronca en carton-pâte qui aurait impressionné cette insoumise. Elle en aurait fait son miel. Son caractère la poussait à affronter l’adversaire, elle ne se cachait pas dans une salle, dans un groupe, derrière une étiquette. Elle se tenait droite face à la meute. Souvenez-vous de l’époque pas si lointaine où l’on ricanait sur son engagement en faveur des animaux, aujourd’hui nous lui reconnaissons un courage hors norme. Un soulèvement visionnaire. Elle fut souvent seule contre tous. Son féminisme individuel n’était pas une posture sociologique. Était-ce donc bien le moment, à l’heure de se rappeler et commémorer les morts du 7e art, de gesticuler, d’éructer, de hausser la voix ? Pour quel résultat, pour plaire à quelle cible ?
Cette farce prévisible avait quelque chose de poussiéreux et d’anachronique, outre son indigence morale. Surtout que ces huées sont arrivées quand chacun d’entre nous, devant son poste, se disait quelle femme quand même cette BB, quelle désinvolture, quelle audace, quelle sauvagerie, quelle lumière, quel phénomène ! On venait de la voir aux côtés des plus grands, elle leur tenait la dragée haute. Lino ne mouftait pas, son virilisme italien était mis en veilleuse. Jean-Louis Trintignant, tête d’étudiant transi, n’en menait pas large. D’une intonation, elle avait transformé le sémillant Jean-Pierre Cassel en dévot, Michel Piccoli d’habitude si souverain perdait sa statue de commandeur devant la sensualité tranquille de Brigitte. Ces images des années 1950-1970, au lieu de nous faire crier, au lieu de nous lever de notre chaise, nous procurèrent un bien fou. Le cinéma sans légende est un art mort. Maintenant que nous savons faire la différence entre star et vedette, BB nous apparaît trop grande, trop explosive, trop démiurge pour nos vies formatées et calibrées. Il est incompréhensible que les révoltés d’aujourd’hui ne voient pas cette montagne, ce bloc inflexible qui « emmerdait » prodigieusement toutes les institutions et tous les pouvoirs. Par sa fougue, par sa folie, BB nous apprenait à gagner notre liberté. La liberté n’est plus à la mode, semble-t-il.
Et puis, cette BB sur grand écran bougeait son corps dans le décor fascinant des Trente Glorieuses, la nostalgie nous cueillait alors. Il n’est pas étonnant que le film «Nouvelle Vague», en écho, se soit taillé un joli succès hier. Au fond, siffler BB, c’est ne rien saisir de l’ambivalence, de la complexité française, BB incarnait cette allure-là, cet entre-deux incompréhensible pour les esprits faibles : s’agenouiller devant la Reine d’Angleterre et, en même temps, se promener à poil sur une plage du Var.
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- Le magazine Vanity Fair publie un article "L'hommage à Brigitte Bardot hué aux César 2026; L'Olympia a été secoué par les cris et les huées après la diffusion d'une vidéo retraçant la carrière de Brigitte Bardot."
Il y a eu des instants émouvants et amusants, des séquences engagées et d'autres qui ont divisé. Parmi celles-ci, l'hommage rendu à Brigitte Bardot. L'Académie des César avait réservé quelques minutes de sa grand-messe annuelle pour saluer la mémoire de la légende du cinéma français, décédée le 28 décembre dernier. Mais l'attention n'a pas été au goût de l'ensemble du public de cette 51e cérémonie des César.
Visage maculé de larmes, cigarette à la bouche, brushing sculptural, chignons flous et yeux soulignés de khôl, les plus célèbres images de BB au cinéma ont été projetées dans la salle. Des extraits du Mépris de Jean-Luc Godard, Et dieu… créa la femme de Roger Vadim, Vie privée de Louis Malle, L'ours et la poupée de Michel Deville, pour ne citer qu'eux, se sont succédés à l'écran. Avant même que les applaudissements de l'Olympia s'élèvent, un « raciste ! » a été proféré dans la salle, encourageant les sifflets et huées. Les cris de protestation étaient-ils destinés à la défunte ou à la personne qui a lancé le juron ? Nul ne le sait.
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